Publié le 30 August 2026

Utilisez cette check list état des lieux : préparation en amont, relevé des compteurs, inspection pièce par pièce, photos datées, inventaire des clés, puis signature contradictoire des deux parties. C’est cette base qui protège le locataire d’une retenue abusive sur le dépôt de garantie et le propriétaire d’un désaccord impossible à trancher à la sortie.
En bref:
- Un état des lieux conforme doit inclure la date, l’adresse, les relevés de compteurs et une description détaillée pièce par pièce, avec photos horodatées.
- La signature contradictoire, avec un délai de contestation de 10 jours, est essentielle pour garantir la validité juridique et éviter les présomptions en faveur du locataire.
- Préparer un matériel complet, contrôler chaque équipement et document, et réaliser des photos précises protège contre toute retenue abusive sur le dépôt de garantie.
- Utiliser une grille de vétusté dès la signature du bail facilite la réparation et limite les litiges liés à l’usure normale des équipements.
- Centraliser tous les documents et preuves avec une plateforme dédiée évite la perte de preuves et simplifie la gestion locative en cas de litige.
Un état des lieux n’est jamais un simple formulaire de courtoisie. Le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 fixe une liste de mentions minimales obligatoires, sans lesquelles le document perd une grande partie de sa valeur juridique.
Le document doit comporter :
L’état des lieux se fait de façon contradictoire, locataire et bailleur présents ensemble, sur papier ou sous forme électronique selon le guide officiel de Service-public. Sans ce document contradictoire, la loi présume que le logement a été remis en bon état, une présomption qui joue systématiquement en faveur du locataire et qui prive le propriétaire de tout moyen de prouver l’état réel à l’entrée, comme le rappelle l’article 1731 du Code civil.
Un état des lieux bâclé commence presque toujours par une préparation absente. Voici l’essentiel à réunir avant d’ouvrir la porte.
Conseil de pro : si l’état des lieux d’entrée tombe pendant la période de chauffe, signalez-le par écrit : la loi vous laisse jusqu’au premier mois de chauffe suivant pour contester les éléments de chauffage, un délai souvent oublié.
C’est là que la plupart des états des lieux perdent en précision. Une formule comme « bon état » ne protège personne : elle ne dit rien de vérifiable en cas de litige. Décrivez plutôt chaque élément avec un niveau de détail réutilisable au moment de la sortie.
Pour chaque pièce, contrôlez systématiquement :
Certaines pièces demandent une attention particulière. En cuisine, testez chaque appareil électroménager fourni : four, plaques, hotte, réfrigérateur. Notez la marque, l’état apparent et, si possible, le numéro de série pour les gros équipements. En salle de bain, l’étanchéité des joints autour de la baignoire ou de la douche mérite un examen serré : un joint noirci ou décollé aujourd’hui devient facilement un point de discorde à la sortie si personne ne l’a signalé à l’entrée.
Le chauffage et la VMC méritent eux aussi un test réel, pas une simple mention visuelle. Allumez le chauffage, vérifiez que l’air circule dans la VMC, et notez tout bruit anormal. Si le logement dispose d’un balcon ou d’une terrasse, inspectez le sol, les garde-corps et l’étanchéité, des points souvent négligés parce qu’ils sont extérieurs.

Terminez toujours par un inventaire précis des clés et accès : combien de clés, pour quelles serrures, et l’existence éventuelle de badges ou télécommandes pour un portail ou une porte de garage. Un trousseau incomplet à la sortie peut justifier une retenue sur le dépôt de garantie, encore faut-il que l’entrée ait clairement chiffré ce qui a été remis.

Une description écrite, même précise, pèse moins lourd qu’une photo datée en cas de désaccord. La règle simple à retenir : au minimum trois photos par pièce, une vue large, une vue moyenne et un gros plan sur chaque anomalie repérée.
Pensez aussi à :
Cette rigueur documentaire rejoint une recommandation constante des guides pratiques officiels : préférer systématiquement une preuve datée à une formulation vague, quelle que soit la pièce concernée.
Une fois l’inspection terminée, la formalisation compte autant que le contenu lui-même. Voici la procédure à suivre.
Sans cette formalisation, même un état des lieux bien rempli perd de sa force probante le jour où un désaccord finit devant une commission de conciliation.
La vétusté, c’est l’usure normale d’un logement liée au temps et à l’usage courant, pas à une dégradation causée par le locataire. Le décret encadrant l’état des lieux permet aux deux parties de convenir dès la signature du bail d’une grille de vétusté, avec une durée de vie théorique et un coefficient d’abattement annuel pour chaque type d’équipement.
Cette grille évite bien des discussions subjectives à la sortie : plutôt que de débattre si une moquette de huit ans doit être remplacée intégralement aux frais du locataire, la grille applique un pourcentage de vétusté qui réduit d’autant la facture.
Le format le plus pratique reste celui à double colonne, entrée et sortie côte à côte pour chaque ligne, avec une section dédiée aux relevés de compteurs et une annexe photos numérotée. Des générateurs imprimables existent en ligne, avec une checklist multi-pièces prête à l’emploi et une procédure guidée en plusieurs étapes, comme celle proposée par le modèle et générateur BailleurVérif.
Adaptez toujours le modèle au type de location : une location meublée ajoute une ligne par meuble et équipement, une location vide s’en dispense. Conservez un exemplaire papier ou numérique pendant toute la durée du bail, et au moins trois ans après le départ du locataire.
L’erreur la plus fréquente sur le terrain n’est pas l’oubli d’une pièce, c’est la photo prise trop vite, sans plan large, qui ne montre pas le contexte de l’anomalie. Une photo isolée d’une tache sur un mur ne prouve rien sans un plan d’ensemble qui situe cette tache dans la pièce.
La deuxième erreur classique : négliger les relevés de compteurs sous prétexte que « le bailleur s’en occupera ». C’est justement le genre de négligence qui transforme un état des lieux propre en facture de régularisation contestée des mois plus tard. Un état des lieux rigoureux, avec des preuves horodatées et une checklist suivie point par point, reste la meilleure garantie contre une retenue injustifiée sur le dépôt de garantie, pour le locataire comme pour le propriétaire qui veut éviter un conflit sans fin.
— Aimen
Tomappart complète l’état des lieux papier ou électronique en vous donnant un endroit unique pour archiver preuves, modèles et échéances liés à chaque bien. Le stockage illimité de documents garde vos photos horodatées, vos relevés de compteurs et vos exemplaires signés accessibles à tout moment, sans dossier papier qui se perd entre deux locataires.

La plateforme relie aussi vos fiches locataires à l’historique complet de chaque bien : dates d’entrée, dates de sortie, documents associés. Pour les propriétaires en SCI ou en LMNP, cette centralisation facilite aussi le lien avec la comptabilité automatisée quand des frais de réparation liés à la vétusté doivent être suivis sur plusieurs exercices. Testez la gestion de vos biens et locataires dès aujourd’hui pour ne plus jamais chercher un état des lieux égaré au moment d’un litige.