Publié le 17 September 2026

L’attestation de loyer (Cerfa 10842*07) doit être remplie, datée et signée par le bailleur, jamais par le locataire, pour permettre le calcul et le versement de l’APL. C’est un document officiel réclamé par la CAF ou la MSA pour vérifier la réalité du bail et son montant. Sans cette pièce complète, l’ouverture ou le maintien des droits peut être suspendu du jour au lendemain.
En bref:
- La signature de l’attestation de loyer doit obligatoirement revenir au bailleur, jamais au locataire, sous peine de rejet du dossier.
- Le formulaire officiel doit être téléchargé uniquement depuis le site de la CAF ou de Service-public pour éviter toute version obsolète ou non officielle.
- La vérification de la concordance entre la date d’entrée, le montant du loyer, la surface et la nature du logement est essentielle pour éviter un blocage administratif.
- En cas de refus ou de retard du bailleur, il faut effectuer plusieurs relances écrites, puis signaler la situation à la CAF pour déclencher une intervention.
- La transmission numérique via les plateformes CAF ou MSA permet d’accélérer le traitement et d’éviter les retards liés à l’envoi postal.
Le Cerfa 10842*07 est le formulaire officiel que la CAF et la MSA exigent pour instruire une demande d’aide au logement. Il doit être rempli par le propriétaire, le bailleur professionnel ou le gestionnaire du foyer, jamais par le locataire lui même. Ce point surprend souvent les nouveaux demandeurs qui pensent devoir remplir eux-mêmes le document.
L’attestation ne doit pas être confondue avec deux autres pièces qui circulent dans un dossier locatif :
Trois situations déclenchent la demande de ce document : la première demande d’APL au moment de l’entrée dans le logement, l’actualisation annuelle des droits (souvent autour du loyer de juillet), et les contrôles ponctuels que la caisse peut mener pour vérifier la cohérence d’un dossier. Dans les trois cas, la responsabilité de remplir le formulaire reste la même : elle incombe au bailleur.
Deux sources font foi et évitent de tomber sur une version périmée ou modifiée :
Beaucoup de bailleurs cherchent aussi le document via un simple moteur de recherche, ce qui les expose à des modèles non officiels ou obsolètes. Mieux vaut passer directement par caf.fr ou service-public.fr.
La voie dématérialisée reste la plus rapide : depuis l’espace personnel CAF ou MSA, le bailleur ou le locataire peut téléverser le PDF rempli sans passer par la poste. La pièce intègre alors le dossier presque instantanément, ce qui évite les semaines de latence d’un envoi papier.
Le formulaire se découpe en quatre blocs logiques. Voici l’ordre dans lequel les vérifier avant de signer.
La signature finale revient exclusivement au bailleur ou à son mandataire, avec la date du jour. Un document non daté ou signé par le locataire à la place du propriétaire sera systématiquement rejeté.
Conseil de pro : Numérisez le formulaire avant l’envoi, même pour un dépôt papier. Une copie horodatée sur votre ordinateur ou votre téléphone vous évite de tout refaire si la CAF signale une pièce manquante trois mois plus tard.
L’envoi peut se faire de deux façons, avec une nette préférence pour la voie numérique.
Le calendrier compte autant que la méthode. À l’entrée dans les lieux, l’attestation doit être fournie sans attendre pour ouvrir les droits. Chaque année, la CAF demande une actualisation, souvent calée sur le loyer de juillet. Un retard sur cette échéance annuelle peut suspendre temporairement le versement, même si le dossier était complet l’année précédente.
La majorité des blocages viennent d’incohérences entre l’attestation et le bail, pas d’un oubli pur et simple, selon un guide pratique sur le sujet. Avant l’envoi, passez cette check-list :
Une attestation incohérente ou incomplète entraîne le plus souvent une suspension provisoire des droits, en attendant une régularisation. Dans certains cas, la CAF réclame un remboursement rétroactif si le versement a déjà commencé sur la base d’informations erronées.
Conseil de pro : Comparez ligne par ligne l’attestation et le bail avant de signer. Ce croisement de deux minutes évite la quasi-totalité des rejets administratifs.
Un bailleur qui ignore les demandes n’est pas rare, et il existe une marche à suivre progressive.
En attendant, le locataire peut transmettre des pièces provisoires, comme le contrat de bail ou des quittances déjà émises, mais ces documents ne remplacent jamais formellement l’attestation. Ils permettent seulement à la CAF d’ouvrir un dossier en attente.
En colocation, chaque locataire demandant l’APL doit disposer d’une attestation reflétant sa quote-part de loyer, ou d’une attestation unique qui précise clairement la répartition entre colocataires. La CAF calcule l’aide sur la part individuelle, pas sur le montant global du bail.
Pour un logement en foyer, c’est le gestionnaire de l’établissement qui remplit et signe le document, au même titre qu’un bailleur classique. Et lorsque le bien appartient à une SCI ou passe par un mandataire de gestion, la signature doit venir de la personne habilitée à représenter la structure, avec mention du SIRET pour fluidifier la vérification côté CAF.

Générer une attestation à la main chaque année, retrouver le bon IBAN, ressaisir les montants de charges : ces tâches répétitives pèsent vite sur un bailleur qui gère plusieurs biens. Le générateur de quittances gratuit de Tomappart permet de produire en quelques clics les pièces justificatives qui accompagnent souvent une demande d’APL, avec un stockage sécurisé pour retrouver chaque document au moment où la CAF le réclame.
La plateforme centralise aussi le suivi des loyers et propose les prélèvements SEPA pour automatiser l’encaissement, ce qui simplifie la case tiers-payant de l’attestation puisque l’IBAN reste toujours à jour dans le dossier. Pour aller plus loin sur les obligations documentaires liées au logement, notre article sur l’attestation d’assurance locataire complète utilement ce sujet.

La plupart des dossiers bloqués ne le sont pas à cause d’un refus délibéré, mais d’une négligence de calendrier : on remet l’attestation trop tard, ou on la remplit à la hâte au moment de l’actualisation annuelle. Remettez le document dès l’entrée dans les lieux et numérisez-en une copie immédiatement, avant même de l’envoyer à la CAF.
Vérifiez toujours la concordance entre la date d’entrée inscrite sur l’attestation et celle du bail, c’est l’erreur la plus fréquente et la plus facile à corriger avant l’envoi. Et quand l’accès numérique existe, privilégiez systématiquement le téléversement en ligne plutôt que le courrier : le gain de temps sur l’instruction du dossier est réel, surtout au moment de l’actualisation de juillet.
— Aimen
Remplir une attestation à la main, chercher le bon IBAN dans un vieux fichier, ou courir après un locataire pour une quittance oubliée : ce sont des tâches que la plupart des bailleurs préfèrent ne plus refaire chaque année. Tomappart centralise la gestion locative et la comptabilité d’un bien, avec un générateur de quittances intégré et un stockage sécurisé de toutes les pièces justificatives.

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Le bailleur, son mandataire ou le gestionnaire du foyer remplit et signe l’attestation. Le locataire ne signe jamais ce document lui-même.
Le formulaire est téléchargeable gratuitement sur le PDF officiel de la CAF ou via la page Service-public consacrée au sujet.
Les droits à l’APL peuvent être suspendus jusqu’à réception d’une attestation complète et conforme, ce qui retarde le versement de l’aide.
Chaque colocataire demandant l’APL a besoin d’une attestation reflétant sa quote-part de loyer, ou d’un document unique précisant clairement la répartition entre colocataires.
En indiquant l’IBAN et le BIC du bailleur sur l’attestation, ce qui active le tiers-payant auprès de la CAF. Une solution comme Tomappart permet de garder ces coordonnées à jour en continu.
Il faut relancer par écrit, puis par lettre recommandée si nécessaire, avant de signaler la situation à la CAF, qui dispose d’un droit de communication pour intervenir.