Publié le 21 September 2026

Vérifiez d’abord si votre logement se trouve dans un périmètre soumis au permis de location : si oui, vous devrez soit déclarer la mise en location, soit obtenir une autorisation préalable, selon la décision de votre commune ou de votre EPCI. Deux formulaires existent, le Cerfa n°1565101 pour la déclaration et le Cerfa n°1565201 pour l’autorisation. Contactez votre mairie pour confirmer votre situation et conservez systématiquement la preuve de votre dépôt.
En bref:
- La plupart des locations dans un périmètre soumis au permis de louer requièrent une déclaration (Cerfa n°1565101) ou une autorisation préalable (Cerfa n°1565201), dont la validité est de deux ans.
- Ce dispositif vise à garantir la sécurité et la salubrité des logements locatifs principaux en empêchant leur mise en location en cas de risques non traités.
- Les locations saisonnières, meublés touristiques, résidences secondaires ou logements sociaux conventionnés échappent généralement à cette obligation locale.
- En cas de non-respect, l’amende peut atteindre 5 000 €, ou 15 000 € en cas de récidive, mais le bail reste valide et le locataire conserve ses droits.
- Il est essentiel de centraliser et de conserver toutes les preuves de dépôt et les diagnostics pour faire face à d’éventuels contrôles ou contentieux.
Le terme « permis de location » désigne en réalité deux dispositifs distincts prévus par le Code de la construction et de l’habitation, aux articles L.634 et L.635. Ces articles ont été introduits par la loi ALUR de 2014 pour donner aux communes un outil de contrôle sur les logements mis en location, en particulier dans les zones où l’habitat indigne ou dégradé pose problème.
L’objectif n’est pas de créer une contrainte administrative supplémentaire pour le plaisir de la paperasse. Il s’agit de repérer, avant la signature du bail, les logements présentant des risques pour la sécurité ou la santé des occupants : humidité, installations électriques dangereuses, absence de ventilation. La collectivité peut ainsi refuser ou conditionner une mise en location tant que des travaux n’ont pas été réalisés.
Ce dispositif ne doit pas être confondu avec d’autres obligations administratives qui touchent les bailleurs, comme le changement d’usage exigé pour la location meublée touristique de courte durée dans certaines villes. Les logiques sont différentes :
Le permis de location s’applique en principe aux logements loués comme résidence principale, qu’ils soient vides ou meublés, dès qu’il y a une nouvelle mise en location dans un périmètre défini par la collectivité. C’est ce dernier point qui change tout : sans délibération locale, aucune obligation ne s’impose à vous.
Plusieurs catégories de locations échappent généralement au dispositif :
La commune ou l’EPCI peut aussi restreindre le périmètre à certains quartiers, à une typologie précise de logements ou à des immeubles d’une certaine ancienneté. Deux adresses voisines peuvent donc relever de régimes différents, ce qui rend la vérification locale indispensable avant toute nouvelle location.
Le choix du formulaire dépend du régime institué par votre collectivité, et les deux ne se remplissent pas de la même façon.
Conseil de pro : Numérisez chaque diagnostic dès sa réception plutôt qu’à la veille du dépôt. Un dossier incomplet interrompt le délai d’instruction, et vous perdez le bénéfice du silence vaut accord.
L’autorisation préalable de mise en location est valable deux ans à compter de sa délivrance. Passé ce délai sans mise en location effective, elle devient caduque et vous devrez redéposer un dossier complet.
Un renouvellement de la demande est exigé à chaque nouvelle mise en location du logement, c’est-à-dire lorsqu’un nouveau locataire s’installe. En revanche, la reconduction tacite du bail ou la signature d’un simple avenant avec le même locataire ne déclenche pas cette obligation.
L’amende peut atteindre 5 000 €, portée à 15 000 € en cas de récidive dans les trois ans. Depuis la loi d’avril 2024, ce sont le maire ou le président de l’EPCI qui prononcent ces sanctions, et leur produit revient directement à la collectivité locale plutôt qu’à l’État.
À retenir : une amende pouvant être élevée pour absence de déclaration ou d’autorisation, celle-ci peut être encore plus élevée en cas de récidive ou de mise en location malgré un refus explicite.
Bonne nouvelle pour les locataires, mais point de vigilance pour vous : la mise en location sans autorisation n’annule pas automatiquement le bail. Le contrat reste valide et le locataire conserve tous ses droits, ce qui signifie que vous devez régulariser votre situation sans pouvoir vous appuyer sur une nullité du bail pour vous en sortir.
Si votre demande est refusée, le motif doit obligatoirement figurer dans la décision. Rassemblez les devis correspondant aux travaux exigés, engagez les réparations nécessaires, puis redéposez un dossier complet. Un dossier technique et chronologique solide reste votre meilleur atout si vous devez contester la décision devant l’administration.

Trois sources permettent de savoir avec certitude si votre logement relève du permis de location.
Ne vous fiez jamais à ce qu’applique votre voisin de rue : le périmètre peut s’arrêter d’un côté de la chaussée et pas de l’autre selon les termes exacts de la délibération locale. Demandez toujours une confirmation écrite.
Réunissez vos diagnostics, photos datées et devis avant même de commencer les démarches. Un dossier organisé se constitue en amont, pas dans l’urgence d’un contrôle ou d’un refus à contester.
Conseil de pro : Sans preuve du dépôt complet, il devient très difficile d’invoquer le silence vaut accord face à un contrôle. Le récépissé n’est pas un détail administratif, c’est votre principale protection. Pour les bailleurs qui gèrent plusieurs biens, centraliser ces échéances dans un outil numérique évite les oublis de renouvellement.
Le vrai risque n’est pas l’amende elle-même, mais la découverte tardive d’une obligation ignorée. Un dossier chronologique bien tenu vaut plus que n’importe quel argument juridique après coup. Sur plusieurs biens, seule l’automatisation des alertes évite l’oubli.
— Aimen
Tomappart devient particulièrement utile une fois le permis de location obtenu : c’est là que commence le vrai travail de suivi, souvent négligé faute de temps. La plateforme centralise vos diagnostics, récépissés et échéances dans un espace unique, sans classeur papier ni fichier Excel éparpillé entre plusieurs dossiers.

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Pour vérifier les textes de référence, consultez le Code de la construction et de l’habitation sur Legifrance et la fiche pratique de Service-Public sur la demande d’autorisation préalable. Les formulaires Cerfa n°15651 et n°15652 se téléchargent directement sur le site des formulaires officiels. Pour préparer les pièces annexes de votre bail, ce guide sur la rédaction du bail de location détaille les mentions obligatoires et les diagnostics à joindre.
C’est un dispositif local qui oblige un bailleur, selon la commune, à déclarer ou à faire autoriser la mise en location d’un logement avant l’arrivée d’un nouveau locataire. Il repose sur les articles L.634 et L.635 du Code de la construction et de l’habitation.
Consultez le service urbanisme de votre mairie ou le site de votre EPCI, qui publie la délibération instaurant le périmètre concerné. L’ADIL de votre département peut aussi confirmer gratuitement votre situation.
Vous risquez une amende pouvant atteindre 5 000 €, portée à 15 000 € en cas de récidive. Le bail reste toutefois valide et le locataire conserve tous ses droits.
Elle est valable deux ans à compter de sa délivrance et devient caduque si le logement n’est pas mis en location dans ce délai, selon les informations publiées par Service-Public.
Un outil comme Tomappart permet de stocker vos diagnostics et de suivre vos échéances de renouvellement au même endroit que vos loyers et vos quittances. Les détails de ces fonctionnalités sont disponibles directement sur le site.