Publié le 22 January 2026

Gérer la fiscalité d’une location meublée peut rapidement devenir complexe, surtout lorsque l’amortissement entre en jeu. Pour les propriétaires LMNP, comprendre comment répartir et déduire la valeur de leur bien, du mobilier ou des travaux est un vrai enjeu d’optimisation fiscale. La méthode par composants, appliquée en Europe centrale, permet d’amortir le bâtiment sur 25 à 40 ans et le mobilier sur 5 à 10 ans, maximisant ainsi la déduction annuelle. Découvrez comment automatiser ces calculs et sécuriser votre gestion comptable dès la première année.
| Point | Détails |
|---|---|
| Amortissement avantageux | L’amortissement en régime LMNP permet de réduire significativement votre revenu imposable en répartissant le coût de votre bien sur plusieurs années. |
| Choix du régime fiscal | Optez entre le régime micro-BIC et le régime réel, ce dernier offrant des déductions d’amortissement plus avantageuses pour les revenus élevés. |
| Obligations comptables strictes | En régime réel, tenez une comptabilité détaillée avec bilan, compte de résultat, et tableau d’amortissement pour justifier vos déductions. |
| Risques d’erreurs | Évitez les erreurs de ventilation entre terrain, bâti et équipements, car elles peuvent réduire considérablement votre base amortissable. |
L’amortissement en régime LMNP représente l’une des mécaniques fiscales les plus puissantes pour les propriétaires de locations meublées. Concrètement, il s’agit de répartir le coût d’acquisition de votre bien immobilier (bâtiment, équipements, mobilier) sur plusieurs années. Chaque année, vous pouvez déduire une fraction de cette valeur de vos revenus locatifs bruts, ce qui réduit directement votre revenu imposable. Ce n’est pas un crédit d’impôt ou une subvention : c’est une reconnaissance fiscale que votre bien se déprécie avec le temps.
La distinction entre les composantes amortissables est fondamentale. Le terrain ne s’amortit jamais, car il ne se déprécie pas légalement. En revanche, la structure du bâtiment (murs, toiture, fondations) s’amortit sur environ 40 à 50 ans. Les équipements et installations (cuisine, salle de bain, chauffage, ascenseur) suivent des durées plus courtes, généralement 15 à 20 ans. Le mobilier (lit, canapé, table, éléments de décoration) s’amortit rapidement, souvent sur 5 à 10 ans. Cette répartition entre bâti, équipements et mobilier n’est pas arbitraire : elle dépend de la composition réelle de votre bien et des taux d’amortissement définis par l’administration fiscale.
Un point crucial : le régime LMNP vous oblige à respecter le système de déduction forfaitaire ou la déclaration analytique. Sous le régime forfaitaire, vous ne pouvez pas déduire l’amortissement. Sous le régime analytique (aussi appelé régime réel), l’amortissement devient possible et représente souvent une économie d’impôt substantielle. Pour un bien acquis 200 000 euros dont 50 000 euros correspondent au terrain, vous pouvez amortir 150 000 euros. Sur une durée de 40 ans, cela représente 3 750 euros de déduction annuelle, ce qui réduit directement votre base imposable et vos impôts dus. La déclaration fiscale LMNP formalise précisément ces déductions.
L’amortissement commence l’année de mise en service du bien, pas celle de l’achat. Si vous acquérez un appartement en décembre mais ne le mettez en location qu’en janvier de l’année suivante, l’amortissement débute en janvier. Vous devez également tenir un tableau d’amortissement régulièrement mis à jour, qui détaille année après année les montants déduits pour chaque composante. Ce tableau n’est pas optionnel : c’est un document comptable que vous devez conserver et produire en cas de contrôle fiscal.
Un piège courant : confondre amortissement comptable et amortissement fiscal. Ces deux notions peuvent diverger. L’amortissement comptable suit vos durées internes d’amortissement, tandis que l’amortissement fiscal doit respecter les normes imposées par le fisc. Pour rester régulier, alignez vos choix comptables sur les barèmes fiscaux acceptés. Tomappart automatise cette gestion en catégorisant vos achats de mobilier ou d’équipements et en alimentant automatiquement votre tableau d’amortissement, éliminant les calculs manuels et les erreurs courantes.
Voici un tableau récapitulatif des éléments à amortir et de leur typologie en LMNP :
| Élément à amortir | Exemples précis | Durée d’amortissement typique |
|---|---|---|
| Structure du bâtiment | Murs, toiture, fondations | 25 à 40 ans |
| Équipements | Cuisine équipée, salle de bain | 15 à 20 ans |
| Mobilier | Lit, canapé, table, décorations | 5 à 10 ans |
| Travaux | Peinture, rénovation, toiture | 5 à 25 ans selon la nature |
Ce tableau permet d’identifier clairement la classification comptable de chaque composant d’un bien LMNP.
Conseil pro : Dès l’acquisition de votre bien, demandez au notaire ou à un expert une ventilation détaillée entre terrain, bâti et équipements : cette répartition initiale d’une précision de quelques milliers d’euros peut vous épargner des années d’amortissement défavorable.
Le choix entre régime réel et micro-BIC représente une décision fiscale majeure pour tout propriétaire LMNP. Ces deux systèmes fonctionnent selon des logiques totalement différentes, et sélectionner le mauvais peut vous coûter plusieurs milliers d’euros chaque année. Le régime micro-BIC s’applique automatiquement lorsque vos revenus locatifs annuels n’excèdent pas 77 700 euros (seuil réduit à 15 000 euros pour les locations meublées touristiques non classées). Le régime réel, lui, devient obligatoire au-delà de ces seuils mais reste optionnel en dessous. Cette flexibilité sous le seuil signifie que vous devez activement choisir votre régime en fonction de votre situation.
La différence fondamentale réside dans la manière de calculer votre revenu imposable. Sous le régime micro-BIC, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 % appliqué automatiquement à vos revenus locatifs bruts. Si vous percevez 40 000 euros de revenus, vous ne déclarez que 20 000 euros au fisc. Simple, transparent, pas de paperasse comptable excessive. Mais attention : cet abattement s’applique quelle que soit votre situation réelle. Même si vos charges réelles ne représentent que 30 % de vos revenus, vous perdez le bénéfice des 20 % restants. Pire encore, vous ne pouvez pas déduire l’amortissement du bien ni du mobilier, ce qui signifie renoncer à l’une des plus fortes optimisations fiscales disponibles.
Le régime réel fonctionne différemment. Vous déduisez l’ensemble de vos charges réelles : travaux de réparation, maintenance, impôts fonciers, cotisations sociales, assurance, frais de gestion, intérêts d’emprunt, et surtout l’amortissement du bâti et du mobilier. Pour un bien générant 40 000 euros de revenus avec des charges réelles de 8 000 euros et un amortissement de 5 000 euros, vous déclarez un revenu imposable de 27 000 euros (40 000 moins 13 000). Comparé au micro-BIC où vous déclareriez 20 000 euros, cette différence semble mince. Mais sur un portefeuille de plusieurs bien ou des revenus plus importants, l’amortissement cumulé peut transformer votre fiscalité. Un propriétaire avec trois petits appartements générant chacun 50 000 euros de revenus verra une différence abyssale : 75 000 euros imposables en micro-BIC contre potentiellement 45 000 euros en régime réel grâce aux déductions.

| Critère | Micro-BIC | Régime réel |
|---|---|---|
| Seuil de revenus | 77 700 euros/an | Aucun (optionnel sous le seuil) |
| Abattement | 50 % forfaitaire | Déductions réelles |
| Amortissement | Non autorisé | Autorisé et recommandé |
| Charges déductibles | Seulement 50 % | Toutes les charges réelles |
| Obligations comptables | Minimales | Bilan, compte de résultat |
| Complexité administrative | Très simple | Modérée à élevée |
Les obligations comptables constituent un autre point de rupture. En micro-BIC, vous devez simplement conserver vos justificatifs de revenus. En régime réel, vous devez tenir une véritable comptabilité : livre-journal, grand livre, bilan, compte de résultat, et déclaration fiscale détaillée. Cela représente du travail supplémentaire, mais c’est exactement le type de tâches que Tomappart automatise. Le système catégorise automatiquement vos transactions bancaires, génère vos déclarations fiscales, et met à jour votre tableau d’amortissement sans que vous ayez besoin de maîtriser la comptabilité.
Un point souvent ignoré : la situation peut évoluer. Vous commencez peut-être avec un petit portefeuille où le micro-BIC suffit. Puis vous acquérez d’autres biens. Soudain, vos revenus franchissent le seuil de 77 700 euros et vous devenez automatiquement en régime réel. Ou vous décidez volontairement de basculer au régime réel parce que l’amortissement offre une meilleure optimisation. Cette transition doit être préparée : mettre en place une comptabilité fiable dès le moment du changement évite des régularisations douloureuses.
La déduction des charges réelles en régime réel transforme radicalement votre rentabilité comparée au micro-BIC. Pour les propriétaires LMNP sérieux avec un portefeuille significatif ou des biens aux charges importantes, le régime réel devient rapidement incontournable. Mais pour un unique petit studio avec revenus modestes et charges faibles, le micro-BIC garde une pertinence pratique indéniable.
Conseil pro : Avant de décider, calculez précisément votre fiscalité sous les deux régimes pour trois années d’exploitation : la comparaison réelle vous montrera si l’amortissement et les déductions valent la complexité administrative supplémentaire du régime réel.
Le calcul de l’amortissement LMNP repose sur un principe simple en apparence, mais qui demande de la précision : répartir le coût d’un bien ou d’un équipement sur sa durée d’utilisation estimée. La formule de base est directe : Valeur à amortir divisée par Durée d’amortissement en années égale Montant annuel. Prenez un bien immobilier acheté 200 000 euros dont le notaire a ventilé 150 000 euros au bâtiment (le terrain n’est jamais amortissable). Si vous amortissez ce bâtiment sur 40 ans, vous déduisez 3 750 euros chaque année. Pour le mobilier acquis à 20 000 euros et amorti sur 10 ans, vous déduisez 2 000 euros annuels. Ces deux montants s’additionnent pour former votre déduction totale d’amortissement. La méthode par composants décompose précisément votre bien en éléments distincts, chacun avec ses propres durées et taux d’amortissement.
Les durées standards fixées par l’administration fiscale varient selon la nature de ce que vous possédez. Le bâtiment lui-même (murs, toiture, structure porteuse) s’amortit typiquement sur 25 à 40 ans, selon l’âge et l’état du bien à l’acquisition. Un immeuble neuf peut commencer avec une durée de 40 ans, tandis qu’un immeuble ancien ou rénové pourrait justifier une durée plus courte, souvent 25 à 30 ans. Le mobilier (lits, canapés, tables, chaises, éléments de décoration) s’amortit beaucoup plus rapidement, généralement entre 5 et 10 ans. Les équipements et installations (cuisines aménagées, salles de bain avec douche et baignoire, systèmes de chauffage, climatisation, ascenseurs) se situent entre 15 et 20 ans. Les travaux de rénovation ou d’amélioration suivent des règles particulières : des travaux de décoration ou de peinture s’amortissent sur 5 ans, tandis que des travaux structurels s’amortissent sur 10 à 25 ans selon leur nature.
| Élément | Durée minimale | Durée maximale | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Terrain | Non amortissable | N/A | Exclut à jamais du calcul |
| Bâtiment neuf | 40 ans | 40 ans | Durée standard pour neuf |
| Bâtiment ancien | 25 ans | 40 ans | Selon état à l’acquisition |
| Mobilier | 5 ans | 10 ans | Chaises, lits, tables |
| Équipements | 15 ans | 20 ans | Cuisine, salle de bain, chauffage |
| Travaux de décoration | 5 ans | 5 ans | Peinture, revêtements |
| Travaux structurels | 10 ans | 25 ans | Toiture, façade, maçonnerie |
La méthode linéaire prédomine chez les propriétaires LMNP. Elle consiste à diviser la valeur amortissable par le nombre d’années de la durée. Simple et prévisible, elle offre chaque année le même montant de déduction. Si vous amortissez 100 000 euros sur 20 ans, vous déduisez exactement 5 000 euros par an, du première année jusqu’à la vingtième. Cette cohérence rend le calcul transparent et facilement vérifiable en cas de contrôle. Une alternative existe : l’amortissement accéléré ou dégressif, qui concentre les déductions sur les premières années. Mais attention : le fisc français impose des règles strictes pour ces méthodes alternatives, et elles ne sont généralement pas autorisées pour les LMNP classiques.

La ventilation initiale entre terrain, bâti et équipements demeure l’étape déterminante. Si le notaire attribue 60 % du prix au bâtiment au lieu de 50 %, vous augmentez votre base amortissable de 20 000 euros sur un bien acheté 200 000 euros. Amortis sur 40 ans, ces 20 000 euros supplémentaires représentent 500 euros de déduction annuelle, soit une économie d’impôt pérenne. C’est pourquoi la négociation de cette ventilation lors de l’acte de vente ou lors d’une expertise immobilière vaut réellement le coup. Tomappart stocke automatiquement ces ventilations et génère votre tableau d’amortissement avec précision, vous évitant les calculs manuels qui introduisent souvent des erreurs. Une fois les bases établies, l’outil met à jour vos déductions chaque année sans que vous ayez besoin d’y penser.
Un dernier point technique : l’amortissement débute l’année de mise en service, pas de l’achat. Si vous acquérez un bien en novembre mais ne le louez qu’en mars de l’année suivante, votre amortissement commence l’année du démarrage de la location. Calculez donc précisément à partir de quel mois votre bien génère des revenus locatifs, car c’est à partir de cette date que vous pouvez commencer à l’amortir.
Conseil pro : Lors de l’acquisition, demandez explicitement au notaire une ventilation détaillée entre terrain, structure bâtie, équipements et mobilier : documenter cette répartition dès le départ élimine les disputes futures avec l’administration et maximise votre base amortissable.
Les obligations comptables en LMNP varient drastiquement selon le régime fiscal que vous avez choisi. Cette différence ne relève pas de détails administratifs : elle détermine concrètement le volume de travail qu’vous attendez et la complexité de votre gestion. Sous le régime micro-BIC, la comptabilité reste minimaliste. Vous devez tenir un livre-journal des recettes qui enregistre simplement l’ensemble de vos revenus locatifs, et un registre des achats qui liste vos dépenses. Aucun bilan, aucun compte de résultat détaillé, aucun document compliqué. C’est volontairement simplifié pour les petits bailleurs. Mais dès que vous basculez en régime réel, les exigences explosent. Vous devez produire un bilan comptable complet, un compte de résultat détaillé, un tableau d’amortissement mise à jour, et un fichier des écritures comptables (FEC) au format imposé par l’administration. La comptabilité LMNP au régime réel exige cette rigueur pour justifier chaque déduction que vous réclamez.
Le contenu exact de votre obligation comptable dépend donc directement de votre choix régime. En micro-BIC, vous listez vos revenus mensuels ou trimestriels dans le livre-journal. Vos achats (mobilier, travaux, fournitures) vont dans le registre des achats. C’est tout. Pas besoin de séparer le revenu brut du revenu net, ni de justifier chaque charge par catégorie. L’abattement forfaitaire de 50 % s’applique automatiquement, et le fisc accepte cette logique simplifiée. En revanche, en régime réel, chaque transaction doit être classifiée : les revenus locatifs d’un côté, les charges locatives de l’autre, les amortissements dans leur colonne dédiée. Le bilan présente votre situation patrimoniale à une date donnée (généralement le 31 décembre) : ce que vous possédez (actif) et ce que vous devez (passif). Le compte de résultat montre comment vous êtes passé d’un revenu brut à un revenu net en déduisant chaque catégorie de charge. Cette distinction apparaît rudimentaire, mais elle fonde la validation fiscale de vos déclarations.
Un piège courant : croire que la rédaction du compte de résultat suffit. Faux. Vous devez aussi conserver chaque pièce justificative. Une facture de réparation, une quittance EDF, un reçu d’achat de mobilier : chacun de ces documents doit être archivé pendant 10 ans minimum. L’administration peut vous demander ces justificatifs lors d’un contrôle, et si vous ne les produisez pas, vos déductions sont remises en cause. En pratique, cela signifie scanner vos factures, organiser vos reçus, et maintenir un dossier pour chaque bien. Tomappart automatise ce processus en catégorisant vos transactions bancaires et en les reliant aux justificatifs que vous téléchargez. Au lieu de passer des heures à classer des papiers, vous photographiez une facture, Tomappart l’associe automatiquement à la bonne transaction, et tout est conservé de manière organisée et consultable.
La télédéclaration fiscale est désormais obligatoire pour tous les LMNP en régime réel. Vous ne pouvez plus envoyer une déclaration papier à l’administration. La liasse fiscale (ensemble des documents comptables et déclarations) doit être soumise via votre espace professionnel sur impots.gouv.fr selon un calendrier précis. Les délais varient selon votre situation : généralement avant le 31 mai de l’année suivante, mais cette date peut être prolongée selon votre région. Manquer cette échéance entraîne des pénalités. Voilà pourquoi l’accompagnement d’un expert-comptable ou d’un outil comme Tomappart qui gère ces déclarations simplifie vraiment votre vie.
Un dernier point fondamental : la distinction entre comptabilité de trésorerie et comptabilité d’engagement. En micro-BIC, vous enregistrez vos revenus quand l’argent arrive et vos charges quand vous les payez. C’est simple et pragmatique. En régime réel, vous devez utiliser la comptabilité d’engagement : vous enregistrez un revenu dès qu’il vous est dû (même si le locataire n’a pas encore payé) et une charge dès qu’elle vous est facturée (même si vous ne l’avez pas payée). Ce changement de logique rend la comptabilité réelle plus fidèle à votre situation économique réelle, mais aussi plus complexe à gérer manuellement.
Conseil pro : Si vous êtes en régime réel, investissez dans un système de dématérialisation de vos factures dès maintenant : photographier chaque document en le téléchargeant dans Tomappart prend 30 secondes, tandis que le chercher à la main trois ans après lors d’un contrôle vous coûte des heures de stress.
L’amortissement LMNP offre une optimisation fiscale réelle, mais cette puissance s’accompagne de risques concrets. Beaucoup de propriétaires commencent par une erreur fondamentale : croire que l’amortissement seul justifie un investissement immobilier. C’est une pensée dangereuse. Vous acquérez un bien au prix fort, comptez sur les déductions fiscales futures, et découvrez trop tard que la rentabilité réelle du bien est faible, voire négative. L’amortissement réduit bien votre impôt sur le revenu, mais il n’ajoute pas un euro à votre trésorerie réelle. Un bien qui génère 500 euros par mois mais coûte 800 euros en charges reste déficitaire, amortissement ou pas. La solution : évaluer la rentabilité globale avant d’acheter. Calculez le rendement brut du bien (loyers annuels divisés par le prix d’achat), les charges réelles annuelles, l’impact de l’amortissement sur votre fiscalité personnelle, puis décidez. Cette approche holistique vous évite de tomber dans le piège du « placement fiscal » où vous perdez de l’argent chaque mois en échange d’une déduction d’impôt.
Un deuxième piège courant : confondre amortissement avec charges déductibles. Ce ne sont pas la même chose. Les charges déductibles sont réelles et immédiates : une réparation du toit, l’assurance locative, les frais de gestion, les intérêts d’emprunt. Vous les déduisez l’année où vous les engagez. L’amortissement est une déduction comptable qui n’impacte pas votre cash : vous n’avez pas dépensé cet argent cette année, mais le fisc accepte que vous déduisiez une fraction de votre investissement passé. Mélanger ces deux notions vous fait perdre des déductions ou vous expose à des redressements. Par exemple, une rénovation majeure peut être soit immédiatement déductible (si c’est une réparation), soit amortissable sur plusieurs années (si c’est une amélioration). L’administration fiscale scrute cette distinction méticuleusement. La liasse fiscale location meublée détaille précisément cette répartition : elle montre chaque charge déductible année par année, et chaque amortissement dans son tableau dédié.
Mauvaise ventilation terrain/bâti/équipements
Erreur dans les durées d’amortissement
Amortissement de travaux à tort ou mal classifiés
Comptabilité négligée ou inexistante
Un troisième piège apparaît lors des transitions régimes fiscaux. Vous basculez du micro-BIC au régime réel : soudain, l’amortissement devient disponible. Mais où commencez-vous ? À partir de l’année du changement de régime, ou rétroactivement depuis l’acquisition ? La réponse légale est : l’amortissement débute l’année où vous basculez en régime réel (pour les biens acquis en micro-BIC avant la transition). Vous perdez donc l’amortissement des années précédentes. Plusieurs propriétaires ont regretté cette découverte après coup. Pour éviter cette déception, planifiez votre transition de régime : si vous savez que vos revenus vont bientôt dépasser le seuil, passez volontairement au régime réel avant et commencez l’amortissement l’année même du changement. Vous optimisez ainsi l’impact fiscal cumulatif.
Le piège ultime reste la mauvaise appréciation du coût d’un emprunt. Beaucoup de propriétaires se concentrent sur les déductions (amortissement plus charges) en oubliant que les intérêts d’emprunt, bien que déductibles, représentent une charge réelle très importante. Un bien financé à 80 % sur 20 ans génère des intérêts massifs les dix premières années. Certes, ces intérêts sont déductibles, mais l’amortissement seul ne compense jamais leur poids. Calculez l’équilibre réel : revenus moins toutes charges moins intérêts moins amortissement. Si ce résultat est négatif ou faible, l’effet fiscal positif de l’amortissement ne suffit probablement pas à justifier l’investissement. Les erreurs fréquentes dans le calcul d’amortissement entraînent régulièrement des redressements fiscaux qui effacent les bénéfices supposés.
La solution transversale à tous ces pièges : utiliser un outil spécialisé ou faire appel à un expert-comptable. Tomappart automatise précisément ce type de suivi : ventilation conservée, durées d’amortissement appliquées correctement, tableau mis à jour annuellement, et liasse fiscale générée sans erreur manuelle. Cela coûte moins cher qu’un redressement fiscal et vous économise des dizaines d’heures de travail administratif.
Voici un tableau illustrant l’impact de l’amortissement sur la fiscalité et la trésorerie d’un propriétaire LMNP :
| Critère analysé | Conséquence sur l’impôt | Effet sur la trésorerie |
|---|---|---|
| Amortissement du bâti/mobilier | Réduit l’assiette imposable annuelle | Aucun impact sur le flux de trésorerie |
| Déduction de charges réelles | Diminue le revenu imposable | Réduit la trésorerie au paiement |
| Mauvaise ventilation (terrain/bâti) | Base amortissable insuffisante | Pas d’économie fiscale optimale |
| Intérêts d’emprunt élevés | Déduction possible mais charges réelles | Baisse concrète de trésorerie |
Ce tableau aide à comprendre que les avantages fiscaux ne compensent pas toujours les flux de trésorerie réels.
Conseil pro : Avant de finaliser votre achat, demandez au notaire de ventiler précisément le prix entre terrain, construction, équipements et mobilier, puis validez cette ventilation avec un expert-comptable : une correction à ce stade précoce vaut mille fois mieux qu’une découverte douloureuse lors d’un contrôle cinq ans plus tard.
L’optimisation fiscale en LMNP repose sur une compréhension précise de l’amortissement, la bonne ventilation du prix d’achat et la tenue rigoureuse d’une comptabilité spécifique. Pourtant, ces étapes sont souvent source de complexité et de stress pour les propriétaires qui souhaitent maximiser leur rentabilité tout en respectant les obligations fiscales. Entre la gestion minutieuse des tableaux d’amortissement, l’obligation de déclarations fiscales et le suivi des charges réelles, il est facile de se perdre et de commettre des erreurs coûteuses.

Avec Tomappart, simplifiez enfin cette gestion fiscale délicate. Notre plateforme intuitive centralise toutes les données de vos biens en location meublée non professionnelle, automatise la catégorisation intelligente de vos charges, calcule précisément vos amortissements selon les règles officielles et génère vos déclarations fiscales sans effort. Que vous soyez novice ou expert, notre solution vous accompagne pour éviter les pièges classiques de l’amortissement LMNP et tirer pleinement parti de cet avantage fiscal. Pour profiter d’une gestion fluide et d’économies d’impôt réelles, découvrez comment Tomappart transforme votre fiscalité locative en un atout durable. Ne perdez plus de temps avec les calculs manuels, passez à l’action dès aujourd’hui et reprenez le contrôle de votre investissement !
L’amortissement LMNP est une méthode fiscale permettant de déduire une partie du coût d’acquisition d’un bien immobilier destiné à la location meublée de vos revenus locatifs, réduisant ainsi votre revenu imposable.
Vous pouvez amortir la structure du bâtiment, les équipements, et le mobilier. Toutefois, le terrain lui-même n’est jamais amortissable. Les durées d’amortissement varient : le bâtiment sur 40 à 50 ans, les équipements sur 15 à 20 ans, et le mobilier sur 5 à 10 ans.
Le régime réel permet de déduire l’ensemble des charges réelles, y compris l’amortissement, tandis que le régime micro-BIC offre un abattement forfaitaire de 50% sans possibilité d’amortissement.
Le calcul est simple : divisez la valeur à amortir par la durée d’amortissement en années. Par exemple, pour un bâtiment d’une valeur de 150 000 euros amorti sur 40 ans, la déduction annuelle sera de 3 750 euros.