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Définition du patrimoine locatif – Optimiser sa gestion et sa fiscalité

Publié le 23 January 2026

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Gérer un portefeuille immobilier à Berlin ou à Paris s’accompagne toujours de questions complexes autour de la fiscalité, des obligations légales et de la rentabilité. Pour un propriétaire immobilier allemand ou français, la connaissance du patrimoine locatif devient essentielle pour optimiser les revenus et limiter les risques. Ce sujet est le socle de toute stratégie efficace, qu’il s’agisse d’un simple appartement meublé ou d’un ensemble de terrains loués. Découvrez les concepts clés qui facilitent la gestion et la comptabilité avec les bons outils digitaux.


Table des matières


Synthèse des points clés

Point Détails
Patrimoine locatif défini Le patrimoine locatif est l’ensemble des biens immobiliers que vous possédez et mettez en location pour générer des revenus.
Distinction des biens Il est essentiel de différencier entre biens immobiliers et mobiliers, car cela influence votre régime fiscal et les déductions possibles.
Impact des structures juridiques Les modes de détention comme la SCI ou le LMNP influencent la fiscalité, la protection juridique et les obligations comptables.
Obligations du propriétaire Les propriétaires doivent respecter des obligations légales en matière de sécurité et d’entretien des logements pour éviter des litiges coûteux.

Patrimoine locatif : concepts clés et définitions

Le patrimoine locatif représente l’ensemble des biens immobiliers que vous possédez et que vous mettez en location pour générer des revenus. Mais cette définition simple cache une réalité bien plus complexe, surtout quand vous commencez à croiser votre situation personnelle avec la fiscalité française et la gestion au quotidien. Pour les propriétaires allemands comme français, comprendre cette notion devient rapidement incontournable, car elle détermine vos obligations légales, votre régime fiscal et la structure même de votre stratégie patrimoniale.

Commençons par les bases. L’ensemble de vos biens immobiliers et mobiliers constitue votre patrimoine global. Votre patrimoine locatif en est une partie spécifique : celle destinée à la location. Concrètement, il s’agit d’appartements, de maisons, de petits immeubles, voire de parcelles de terrain que vous louez à des tiers. La distinction est cruciale car elle impacte votre cadre fiscal. Un bien immobilier que vous occupez vous-même ne relève pas du patrimoine locatif. Un bien que vous possédez mais ne louez pas actuellement ne l’est pas non plus. Le statut change tout.

Dans le contexte allemand et français, vous devrez distinguer plusieurs catégories importantes. D’abord, vos biens peuvent être détenus personnellement ou via une structure juridique comme une SCI (Société Civile Immobilière) ou un LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel). Cette distinction change votre régime fiscal, votre responsabilité légale et votre obligation comptable. Ensuite, la nature du bien compte : un appartement meublé en location saisonnière n’obéit pas aux mêmes règles qu’un studio vide loué à l’année. Le type de locataire change aussi la donne. Vous louez à des résidents permanents? À des étudiants? À des professionnels qui voyagent? Chaque situation crée des obligations différentes.

Un point souvent négligé par les débutants : votre patrimoine locatif ne se limite pas aux immeubles eux-mêmes. Il inclut aussi les éléments qui en dépendent directement : le mobilier si vous louez meublé, les équipements intégrés, les droits d’usage. Pour les propriétaires avec plusieurs biens, avoir une vision d’ensemble devient vite un casse-tête sans outils adaptés. C’est ici qu’une gestion centralisée du patrimoine facilite la compréhension globale de votre situation et permet d’identifier rapidement les opportunités d’optimisation. La clé réside dans l’organisation : documenter chaque bien, suivre ses revenus locatifs, comptabiliser ses dépenses, tout en restant en conformité avec les réglementations locales. Vous devrez également maîtriser les concepts clés comme la rentabilité brute versus nette, la plus-value potentielle, les charges fixes et variables, et les impacts fiscaux de chaque catégorie de bien.

Pour ceux en Allemagne comme en France, un dernier point fondamental : votre patrimoine locatif n’existe pas de manière isolée. Il s’inscrit dans une stratégie globale de gestion de vos actifs. Un bien acheté à titre personnel crée des obligations différentes d’un bien acquis via une SCI. La fiscalité s’en trouve bouleversée, tout comme votre capacité à optimiser vos revenus ou à protéger votre patrimoine. Comprendre ces nuances dès le départ vous évitera des erreurs coûteuses et vous permettra de construire une véritable stratégie de long terme adaptée à votre profil et vos objectifs.

Panorama visuel de la répartition d’un patrimoine immobilier locatif

Conseil pro: Documentez clairement chaque bien de votre patrimoine locatif en notant sa nature (meublé ou vide), sa localisation, son statut juridique et son mode d’acquisition. Cette base vous servira de référence pour optimiser votre fiscalité et suivre vos performances réelles.


Catégories de biens et modes de détention

Votre patrimoine locatif se divise en deux catégories majeures : les biens immobiliers et les biens mobiliers. Cette distinction n’est pas qu’une simple question de vocabulaire. Elle détermine directement comment vous déclarez vos revenus, quelles charges vous pouvez déduire, et comment vous protégez votre investissement. Pour un propriétaire allemand ou français, négliger cette distinction peut signifier payer des impôts plus élevés ou perdre des avantages fiscaux légitimes.

Commençons par les biens immobiliers. Les maisons, appartements et terrains constituent l’ossature de votre patrimoine locatif. Mais la catégorie va plus loin : elle inclut aussi ce qui est fixé au sol de manière permanente. Un immeuble commercial, un garage, une place de parking, une cave. Tous ces éléments relèvent du statut d’immobilier. Pourquoi cela compte? Parce qu’un bien immobilier générant des revenus locatifs crée des obligations fiscales spécifiques. Vous devez déclarer ces revenus selon un régime particulier. Vous pouvez déduire certaines charges comme les travaux de réparation, les cotisations d’assurance, les intérêts d’emprunt. Mais attention : certaines charges ne sont déductibles que pour certaines catégories d’immobiliers. Un logement vide ne se traite pas fiscalement comme un logement meublé.

Les biens mobiliers, eux, couvrent tout ce qui est déplaçable. Dans le contexte d’une location meublée, cela comprend le mobilier meublant, les équipements électroménagers, la literie, les ustensiles de cuisine. C’est une nuance cruciale. Si vous louez un studio meublé, le lit et la table sont considérés comme des biens mobiliers. Leur acquisition a des implications fiscales différentes des murs eux-mêmes. Par exemple, un meuble peut être amorti plus rapidement qu’un immeuble, ce qui crée des opportunités de déduction d’amortissement supplémentaires. Mais là encore, les règles varient selon que vous êtes en régime réel ou micro-entreprise.

Voici une synthèse des différences majeures entre biens immobiliers et mobiliers dans un patrimoine locatif :

Caractéristique principale Biens immobiliers Biens mobiliers
Définition fiscale Fixé au sol, non déplaçable Déplaçable, lié à l’usage meublé
Exemples courants Maison, terrain, parking, cave Table, lit, électroménager
Régime d’amortissement Long terme, durée de vie élevée Amortissement rapide possible
Déductibilité fiscale Travaux importants déductibles Achat et renouvellement déductibles

Maintenant, parlons du mode de détention. C’est ici que votre situation devient vraiment personnalisée. Vous pouvez posséder vos biens en nom propre. C’est la solution la plus simple pour commencer. Vous déclarez les revenus sur votre déclaration de revenus personnelle. Vous êtes responsable légalement et fiscalement de tout ce qui concerne le bien. Aucune structure juridique entre vous et le bien. Mais cette simplicité a un prix : zéro protection patrimoniale. Si un locataire se blesse chez vous et vous poursuit, c’est votre patrimoine personnel qui est exposé.

La Société Civile Immobilière (SCI) change complètement la donne. Vous créez une entité juridique qui détient le bien à votre place. La SCI possède l’immeuble, vous possédez des parts de la SCI. Cette structure crée une séparation entre vous et le bien. Fiscalement, elle offre des avantages : vous pouvez choisir une imposition sur le revenu réel ou micro. Juridiquement, elle vous protège davantage. Si quelque chose se passe mal, c’est la SCI qui répond en premier. Comptablement, une SCI demande plus de rigueur : vous devez tenir une comptabilité, établir des comptes annuels, respecter des formalités légales. C’est pourquoi une gestion complète des biens locatifs devient essentielle quand vous gérez plusieurs propriétés via ce type de structure.

Rencontre pour échanger sur la mise en place d'une SCI immobilière

Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) mérite aussi votre attention. Si vous louez un bien meublé et que vos revenus restent sous certains seuils, vous entrez dans cette catégorie. Le régime fiscal est particulier. Vous bénéficiez d’amortissements supplémentaires sur le mobilier. Les charges déductibles peuvent être intéressantes. Mais attention : si vous louez en meublé sans déclarer votre activité en LMNP, vous vous exposez à des redressements. Et inversement, une location vide ne relève jamais du LMNP.

Il existe aussi des structures moins courantes comme la copropriété (pour les immeubles divisés en lots) ou le démembrement de propriété (où vous séparez l’usufruit de la nue-propriété). Ces solutions conviennent à des situations particulières : succession à gérer, optimisation fiscale avancée, gestion multigénérationnelle. Elles demandent des compétences comptables et juridiques élevées.

Voici ce qui change vraiment selon votre choix de structure et de catégorie de bien :

  • Revenus déclarés et régime fiscal applicable
  • Charges déductibles et taux de déduction
  • Amortissement possible et calendrier
  • Obligations comptables et administratives
  • Protection juridique et responsabilité personnelle
  • Capacité d’emprunt et conditions bancaires
  • Possibilité de transmission et de succession

Conseil pro: Avant d’acquérir un bien ou de structurer votre patrimoine, consultez un notaire ou un expert-comptable spécialisé en immobilier locatif. Le coût de ce conseil initial (quelques centaines d’euros) peut vous faire économiser des milliers en fiscalité mal optimisée ou en structures inadaptées à votre situation.


Régimes et statuts juridiques SCI, LMNP, etc.

Le choix du régime juridique et fiscal peut transformer complètement votre rentabilité immobilière. Ce n’est pas une formalité administrative à négliger. C’est une décision stratégique qui affecte vos impôts, votre protection personnelle, votre capacité d’emprunt et votre flexibilité de gestion. Pour un propriétaire allemand ou français débutant, les options semblent infinies et souvent confuses. Décortiquons les principales.

La SCI : séparation et flexibilité

La Société Civile Immobilière fonctionne comme une enveloppe juridique autour de vos biens. Vous ne possédez pas directement l’immeuble. C’est la SCI qui le possède. Vous possédez des parts de la SCI. Cette distinction crée une distance protectrice entre vous et le bien. Si un problème survient (sinistre, procès, accident chez un locataire), c’est d’abord la SCI qui répond. Votre patrimoine personnel est plus isolé. Fiscalement, la SCI offre une flexibilité intéressante. Vous pouvez choisir l’imposition au régime réel ou micro-entreprise selon vos revenus et vos charges. Vous pouvez aussi opter pour une imposition au titre de l’impôt sur les sociétés si cela s’avère avantageux. Cette flexibilité disparaît en détention personnelle. Comptablement, une SCI demande plus de rigueur : comptes annuels à établir, assemblée générale à tenir, formalités légales à respecter. Mais pour qui gère plusieurs propriétés ou anticipe une succession, cette structure vaut son poids en organisation.

Le LMNP : l’option du meublé

Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) s’adresse aux propriétaires qui louent des biens meublés. C’est un régime spécial. Les revenus sont imposés au titre des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), non pas en tant que revenus fonciers. Cette distinction change tout. Vous bénéficiez d’amortissements plus importants, notamment sur le mobilier et l’équipement. Les charges déductibles s’élargissent. Un remplacement de meubles, une rénovation du studio, les frais de nettoyage entre locataires : autant de dépenses qu’un propriétaire de vide ne peut déduire. Mais attention : le régime fiscal du LMNP fonctionne sous deux variantes. Le régime micro-BIC vous permet une déduction forfaitaire de 50% de vos revenus bruts. C’est simple, idéal pour les petits portefeuilles. Le régime réel exige une comptabilité détaillée mais permet de déduire les charges réelles. Choisir l’un ou l’autre dépend de votre volume de revenus et de vos charges effectives.

La détention personnelle : simplicité, mais risques

Possédez votre bien en nom propre reste la solution la plus simple pour débuter. Aucune structure, aucune formalité. Vous louez, déclarez les revenus, déduisez les charges. Votre régime fiscal standard s’applique. Mais cette simplicité cache des risques réels. Zéro protection juridique. Si quelque chose se passe mal, votre patrimoine entier est exposé. Un locataire qui se blesse gravement et vous poursuit en dommages et intérêts? C’est votre maison personnelle qui peut être saisie. Aucune flexibilité fiscale. Vous restez au régime réel ou micro selon vos revenus. Transmission compliquée. Une succession avec plusieurs héritiers devient un cauchemar sans structure juridique.

Comparaison rapide des principaux régimes

Caractéristique Détention personnelle SCI LMNP
Complexité administrative Minimale Moyenne Moyenne
Protection juridique Aucune Bonne Partielle
Flexibilité fiscale Limitée Haute Moyenne
Amortissements Standards Standards Avantages supplémentaires
Nombre de propriétés Sans limite Recommandé pour plusieurs Idéal pour petit portefeuille meublé
Succession Compliquée Gérée par la SCI Simplifiée

Il existe aussi d’autres statuts moins courants : l’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) pour les loueurs meublés professionnels, la SARL ou EURL pour des structures plus élaborées, ou le démembrement pour optimiser fiscalement une succession. Mais ces options conviennent surtout aux portefeuilles importants ou aux situations complexes.

La vraie question n’est pas quel régime est meilleur en général. C’est quel régime correspond à votre situation spécifique. Avez-vous un ou plusieurs biens? Louez-vous meublé ou vide? Avez-vous des co-propriétaires? Préparez-vous une succession? Cherchez-vous à réduire votre impôt sur le revenu? Chaque réponse oriente le choix.

Conseil pro: Simulez votre fiscalité avec un expert-comptable avant de fixer votre structure définitive. Le coût d’un audit fiscal préalable (200 à 500 euros) peut révéler qu’une SCI ou un LMNP vous économise 2000 à 5000 euros par an, payant ainsi rapidement le conseil.


Fiscalité du patrimoine locatif France/Allemagne

Si vous possédez des biens en France et en Allemagne, ou que vous résidez dans l’un de ces pays tout en louant dans l’autre, préparez-vous à naviguer un système fiscal complexe. La bonne nouvelle? Il existe une convention entre la France et l’Allemagne précisément pour éviter la double imposition. La mauvaise nouvelle? Comprendre cette convention et l’appliquer correctement demande de l’attention. Beaucoup de propriétaires commettent des erreurs coûteuses simplement parce qu’ils ignorent les règles spécifiques à leur situation transfrontalière.

Où payer les impôts : le principe du territoire

Le premier principe est simple mais fondamental : les revenus immobiliers sont imposables dans le pays où se situe le bien. Vous résidez à Berlin et possédez un appartement à Marseille? C’est la France qui imposera vos revenus locatifs, pas l’Allemagne. Inversement, un propriétaire français louant un bien à Munich devra déclarer ses revenus en Allemagne. Cette règle s’applique indépendamment de votre résidence fiscale personnelle. C’est une distinction cruciale : votre lieu de résidence et le lieu d’imposition de vos revenus locatifs peuvent être différents.

Cette règle territoriale crée une situation où vous devez déclarer vos revenus dans deux pays simultanément. D’abord dans le pays où le bien est situé (c’est obligatoire). Ensuite dans votre pays de résidence, car vous devez y déclarer l’intégralité de vos revenus mondiaux. Donc oui, vous déclarez deux fois. Mais la convention franco-allemande existe précisément pour éviter que vous payiez deux fois sur le même revenu.

La convention franco-allemande et le crédit d’impôt

La convention fiscale franco-allemande fonctionne comme une protection. Elle établit que la taxation des revenus fonciers revient au pays où se trouve le bien, avec imputation d’un crédit d’impôt pour éviter la double imposition. Concrètement, voici comment cela fonctionne.

Vous êtes résident français avec un bien en Allemagne générant 10 000 euros de revenus nets annuels. Vous déclarez ce revenu aux impôts allemands et payez l’impôt sur le revenu allemand, disons 2 500 euros (taux simplifié). Vous déclarez ensuite le même revenu à la France. Sans la convention, vous paieriez à nouveau l’impôt français, disons 3 000 euros. Total : 5 500 euros d’impôts sur 10 000 euros de revenus. Avec la convention, la France vous accorde un crédit d’impôt égal aux impôts payés en Allemagne. Vous ne payez que la différence éventuellement. Si le taux français est supérieur, vous payez uniquement la différence. Si le taux allemand était supérieur (ce qui n’est pas le cas ici), vous ne payez rien à la France.

Mais cette protection fonctionne uniquement si vous déclarez correctement dans les deux pays. Si vous oubliez de déclarer vos revenus allemands en France, ou que vous déclarez mal, la convention ne s’applique pas. Vous vous exposez à des redressements, des pénalités et des intérêts de retard. Et ces pénalités sont appliquées dans les deux pays.

Prélèvements sociaux et cotisations

L’impôt sur le revenu n’est qu’une partie du tableau. Il existe aussi les prélèvements sociaux : contributions sociales, cotisations maladie, etc. Ces prélèvements varient considérablement entre la France et l’Allemagne. En France, les revenus fonciers sont soumis à des prélèvements sociaux additionnels (environ 17,2% au total) en plus de l’impôt sur le revenu. En Allemagne, le système est différent. Les revenus immobiliers subissent une imposition sur le revenu, mais les prélèvements sociaux s’appliquent différemment. Cette différence peut représenter plusieurs milliers d’euros par an selon l’ampleur de votre patrimoine.

Déclaration et calendrier fiscal

Les délais de déclaration diffèrent aussi. La France impose un calendrier fiscal distinct (généralement jusqu’au 15 juin pour les déclarations en ligne). L’Allemagne suit un calendrier fiscal qui s’étend jusqu’à fin juillet ou septembre selon le type de déclaration. Si vous avez des biens dans les deux pays, vous devez respecter deux calendriers fiscaux. Manquer l’une des dates peut invalidate certains avantages ou créer des problèmes.

Points clés à retenir

  • Un bien en France est imposé en France, peu importe où vous résidez
  • Un bien en Allemagne est imposé en Allemagne, peu importe où vous résidez
  • Vous devez déclarer vos revenus immobiliers dans les deux pays
  • La convention franco-allemande vous protège contre la double imposition via un crédit d’impôt
  • Les taux d’impôt et les prélèvements sociaux varient considérablement
  • Les calendriers fiscaux sont différents pour chaque pays

Conseil pro: Travaillez avec un expert-comptable qui connaît les deux systèmes fiscaux (idéalement français et allemand). Le coût d’une déclaration correctement optimisée peut représenter 500 à 2 000 euros par an, mais vous économisera régulièrement 3 à 8 fois ce montant en optimisation fiscale et en évitant des redressements.


Obligations du propriétaire et risques locatifs

Etre propriétaire d’un bien locatif ne signifie pas simplement encaisser un loyer chaque mois. Cela signifie accepter un ensemble d’obligations légales strictes, et oui, aussi des risques considérables. Ignorer ces obligations peut vous coûter des milliers d’euros en réparations forcées, en amendes, ou en actions en justice menées par vos locataires. Pour les propriétaires allemands et français, ces obligations varient légèrement selon la législation locale, mais le principe reste identique : la loi protège le locataire et impose au propriétaire une responsabilité significative.

Vos obligations légales envers le locataire

En France et en Allemagne, le propriétaire doit assurer la décence et la sécurité du logement, prendre en charge les grosses réparations et garantir la jouissance paisible des lieux. Cela semble simple sur le papier. En pratique, cela crée des obligations très concrètes et coûteuses.

D’abord, la décence du logement. En France, un logement décent doit disposer de conduites d’eau, d’électricité, de chauffage fonctionnels, d’une toiture sans infiltration, de fenêtres hermétiques. Il ne suffit pas que le logement soit habitable au moment de la signature du contrat. Vous devez maintenir ces conditions tout au long du bail. Un locataire qui signale une fuite d’eau au plafond en janvier? Vous devez la réparer dans un délai raisonnable, généralement quelques semaines. Si vous tardez, le locataire peut faire effectuer les réparations à vos frais et les déduire du loyer.

Ensuite, les réparations et l’entretien. C’est ici que les propriétaires commettent souvent des erreurs coûteuses. En France, vous êtes responsable de ce qu’on appelle les “gros entretiens” : remplacement de la toiture, réparation des murs porteurs, changement de la chaudière. Le locataire paie pour l’entretien courant : peinture, petit mobilier, nettoyage. Mais la ligne entre les deux est floue. Une fenêtre cassée? C’est généralement la responsabilité du propriétaire, sauf si le locataire l’a endommagée volontairement. Un joint de baignoire qui se détériore? C’est un entretien courant du locataire. Un revêtement de sol qui se soulève dangereusement? C’est un gros entretien du propriétaire.

En Allemagne, le bail doit préciser les obligations essentielles et le propriétaire doit garantir des conditions de logement décentes avec une jouissance paisible des lieux. Similaire à la France, mais avec des nuances. La législation allemande est souvent plus protectrice du locataire. Une réparation nécessaire doit être effectuée rapidement, et les retards injustifiés peuvent justifier une réduction de loyer importante.

Vous avez aussi l’obligation de ne pas déranger le locataire. Cela signifie que les visites pour des travaux ou pour présenter le bien à de futurs locataires doivent être faites avec préavis. En France, le propriétaire ne peut entrer dans le logement sans accord du locataire sauf cas d’urgence (fuite de gaz, incendie). Vous ne pouvez pas simplement frapper à la porte parce que vous avez des visiteurs.

Les risques locatifs majeurs

Maintenant, parlons des risques. Ils sont nombreux et peuvent être coûteux.

Le loyer impayé est le risque le plus évident. Un locataire qui arrête de payer sans avertissement crée une cascade de problèmes. Les procédures d’expulsion prennent des mois, voire des années selon le contexte légal. Vous devez payer un avocat, vous ne recevez aucun loyer pendant cette période, mais vous continuez à payer les charges et la taxe d’habitation. Un seul locataire en défaut de paiement pendant 6 mois peut vous coûter l’équivalent de plusieurs mois de loyers. Avec une relance structurée et documentée du locataire en impayé, vous augmentez vos chances d’être payé avant qu’une action légale ne soit nécessaire.

Les dégâts au logement constituent un second risque majeur. Un locataire peut causer des dommages intentionnels ou par négligence : trous dans les murs, sol endommagé, équipements détruits. Vous avez droit à réparation, mais le processus est long. D’abord, vous devez documenter les dégâts avec des photos. Ensuite, vous devez obtenir des devis. Le locataire contestera probablement vos estimations. Puis, vous devez retenir les sommes sur le dépôt de garantie. Mais le dépôt ne couvre souvent qu’une partie des réparations réelles. Si le dépôt est de 1 500 euros et les réparations coûtent 4 000 euros, vous supportez la différence de 2 500 euros sauf si vous intentez une action en justice.

Le problème de trouble du voisinage arrive aussi. Un locataire qui organise des fêtes hebdomadaires à 2 heures du matin, qui joue de la musique très fort, ou dont les visiteurs créent du bruit entraîne des plaintes des voisins. Ces plaintes créent une tension. Les voisins peuvent vous poursuivre en tant que propriétaire pour trouble de jouissance. Vous devez alors mettre fin au trouble. Cela peut signifier donner un avertissement au locataire, ou dans les cas graves, lancer une procédure de résiliation pour non-respect du contrat.

Les risques sanitaires et hygiéniques viennent aussi en jeu. Un locataire qui ne maintient pas le logement propre, qui accumule des ordures, qui ne ventile pas correctement peut créer des problèmes de moisissure ou de parasites. Le locataire est responsable du nettoyage courant, mais si les conditions deviennent dangereuses pour la santé, la responsabilité du propriétaire entre en jeu. Vous devez alors intervenir, ce qui coûte cher et crée des conflits.

Gestion active vs. passive

La différence entre un propriétaire qui gère bien et un propriétaire qui subit les problèmes réside souvent dans la documentation et la communication. Un contrat de location clair, des conditions bien expliquées, des photos d’état des lieux initiales et finales détaillées : tout cela vous protège. Quand vous documentez tout, vous diminuez drastiquement vos risques de litige.

Conseil pro: Prenez des centaines de photos lors de l’état des lieux initial (chaque coin du logement, chaque porte, chaque fenêtre, chaque mur). Conservez ces photos pendant au moins 10 ans. Elles deviennent votre preuve en cas de litige sur les dégâts lors de la sortie du locataire, vous économisant potentiellement des milliers d’euros en frais de réparation contestés.


Comparaison SCI, LMNP et alternatives

Vous avez trois biens en France et un en Allemagne. Devez-vous créer une SCI? Déclarer le meublé en LMNP? Tout garder en nom propre? La réponse n’est pas universelle. Elle dépend de votre situation personnelle, de vos objectifs, de votre tolérance au risque et du type de biens que vous possédez. Regardons les options côte à côte pour vous aider à décider.

SCI : la structure patrimoniale pour plusieurs propriétaires

La Société Civile Immobilière brille quand vous avez plusieurs biens à gérer ou que vous préparez une succession. Elle crée une entité juridique qui possède les biens. Vous possédez des parts de la SCI. Cette séparation offre une vraie protection. Si quelqu’un poursuit la SCI pour un problème lié à un bien, votre patrimoine personnel ne risque pas grand-chose. La SCI offre aussi une flexibilité fiscale. Vous pouvez choisir l’imposition au régime réel ou micro selon vos charges. Vous pouvez même opter pour une imposition à l’impôt sur les sociétés dans certains cas.

Mais voilà le coût : la SCI demande une gestion comptable sérieuse. Vous devez établir des comptes annuels, tenir une comptabilité, tenir une assemblée générale chaque année, respecter des formalités légales. Cela signifie des frais d’expert-comptable annuels : entre 800 et 2 000 euros par an selon la complexité. Vous devez aussi fournir des documents aux banques, aux impôts, aux associés. C’est de l’administration. Pour un propriétaire avec un seul petit studio, une SCI n’a aucun sens. Pour quelqu’un avec quatre biens et deux enfants héritiers? C’est une excellente structure.

LMNP : la solution du meublé individuel

Le LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) cible les propriétaires qui louent des biens meublés et cherchent une fiscalité avantageuse. Le secret réside dans les amortissements. Vous pouvez amortir le mobilier, ce qui crée des déductions importantes. Un studio de 100 000 euros meublé pourrait générer des déductions d’amortissement de 2 000 à 3 000 euros par an pendant plusieurs années. Pour un petite portefeuille de studios meublés, cela change vraiment la fiscalité.

Le LMNP existe en deux variantes. Le régime micro-BIC offre une déduction forfaitaire de 50% de vos revenus bruts. C’est simple : vous gagnez 10 000 euros de loyers annuels, vous déduisez 5 000 euros automatiquement. Zéro comptabilité complexe. Parfait pour les petits investisseurs. Le régime réel exige une comptabilité détaillée mais permet de déduire l’intégralité de vos charges réelles. Si votre studio meublé a 6 000 euros de charges réelles pour 10 000 euros de revenus, vous ne payez les impôts que sur 4 000 euros. Bien mieux que 5 000 euros du forfait.

Mais attention : il y a une incompatibilité fiscale entre le LMNP et la SCI. Vous ne pouvez pas posséder des biens en LMNP via une SCI. Le LMNP doit rester en nom propre. C’est un problème si vous avez des biens meublés et des biens vides, ou plusieurs propriétaires.

Les alternatives : combinaisons et structures hybrides

C’est ici que cela devient intéressant. Vous n’êtes pas obligé de choisir une seule structure pour tout. Vous pouvez en combiner plusieurs. Par exemple :

  • Biens vides en SCI : protection, succession simplifiée, gestion collective si co-propriétaires
  • Biens meublés en LMNP personnel : amortissements maximisés, fiscalité simple
  • Biens exceptionnels en nom propre : pas besoin de structure pour un seul bien de faible valeur

Cette approche hybride est parfaitement légale. Elle vous permet d’adapter votre stratégie immobilière selon chaque projet spécifique. Un portefeuille avec six T2 vides à Lyon en SCI, trois studios meublés à Paris en LMNP, et un petit immeuble commercial en nom propre : cette diversification est stratégique.

Petit guide pour choisir une structure adaptée à votre profil de propriétaire :

Profil d’investisseur Solution à privilégier Avantage clé
Débutant, un seul bien Détention en nom propre Simplicité déclarative
Plusieurs biens ou succession SCI Protection et transmission
Investisseur meublé individuel LMNP Fiscalité avantageuse sur meuble
Portefeuille international complexe Structure hybride Optimisation personnalisée

Il existe aussi des structures moins connues : la SARL de famille pour combiner aspects du LMNP et de la SCI, la EIRL pour les loueurs professionnels meublés, ou même le démembrement de propriété (séparer nue-propriété et usufruit) pour optimiser les successions. Ces options conviennent à des situations complexes mais offrent une souplesse redoutable pour les portefeuilles importants.

Tableau comparatif simplifié

Aspect SCI LMNP Nom propre
Meublé ou vide Vide Meublé N’importe
Nombre de propriétaires Excellent pour plusieurs Individuel N’importe
Complexité comptable Haute Moyenne à basse Basse
Coûts annuels 1 000 à 2 500 € 300 à 800 € 100 à 300 €
Amortissements Limités Maximisés Limités
Protection légale Bonne Partielle Aucune
Flexibilité fiscale Haute Moyenne Basse
Transmission simple Excellente Complexe Très complexe

Conseil pro: Avant de décider, simulez votre fiscalité pour 3 ans avec un expert-comptable en envisageant chaque structure possible. Comparez le coût total (impôts plus frais de gestion) pour chaque option. Une SCI coûte plus cher à gérer, mais économise parfois plus d’impôts qu’elle ne coûte. Un LMNP semble attractif fiscalement, mais si vous n’avez qu’un petit studio, le régime micro-BIC simple peut être meilleur. Les chiffres parlent plus fort que la théorie.


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La gestion efficace de votre patrimoine locatif demande une organisation rigoureuse et une maîtrise parfaite des aspects juridiques et fiscaux comme le précisait notre article. Que vous possédiez des biens en SCI, en LMNP ou en nom propre, suivre tous les revenus, charges, amortissements et obligations légales peut vite devenir un défi complexe et chronophage. De plus, la gestion transfrontalière entre la France et l’Allemagne nécessite une vision globale et des outils adaptés pour éviter les erreurs coûteuses et optimiser vos revenus.

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Questions Fréquemment Posées

Qu’est-ce que le patrimoine locatif ?

Le patrimoine locatif désigne l’ensemble des biens immobiliers que vous possédez et mettez en location afin de générer des revenus. Cela inclut des appartements, des maisons, ou des terrains que vous louez à des tiers.

Comment optimiser la gestion de mon patrimoine locatif ?

Pour optimiser la gestion de votre patrimoine locatif, il est crucial de tenir une comptabilité rigoureuse, de suivre les revenus et dépenses, et d’utiliser des outils de gestion centralisée pour avoir une vue d’ensemble de vos biens et opportunités d’optimisation.

Quels sont les principaux régimes fiscaux liés au patrimoine locatif ?

Les principaux régimes fiscaux incluent la détention en nom propre, la Société Civile Immobilière (SCI), et le statut Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). Chaque régime a ses avantages fiscaux et obligations spécifiques.

Quelles charges sont déductibles pour un propriétaire bailleur ?

Les propriétaires bailleurs peuvent déduire certaines charges de leurs revenus locatifs, y compris les frais de réparation, les cotisations d’assurance, les intérêts d’emprunt, ainsi que les dépenses liées à l’entretien et la gestion des biens.


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Quel bail pour quelle location ?

Il existe plusieurs types de contrats locatifs parmi lesquelles l'investisseur en LMNP pourra faire un choix en fonction de ses besoins et de la localisation du bien acquis.

 

Location meublée longue 

Ce type de bail s’adresse aux locataires qui comptent louer votre bien en résidence principale. La durée de location prévue dans ce cas est de 12 mois. Si aucune des parties n’a donné congé, à l’expiration du bail, le contrat est reconduit tacitement pour un an. Pour des étudiants, le bail sera quant à lui d’une durée de 9 mois. Il faudra veiller à anticiper la vacance locative pour ne pas fausser le calcul votre taux de rentabilité (l’application gratuite Rent'Immo calcule en quelques secondes votre taux de rentabilité en tenant compte de tous les facteurs nécessaires : AppStore ou GooglePlay).

Depuis le 1er août 2015, les contrats de location à titre de résidence principale pour des logements meublés, éventuellement loués en colocation (uniquement s’il s’agit d’un contrat unique), doivent être conformes au bail type défini par le décret du 29 mai 2015.

Le bail type contient les clauses essentielles et obligatoires qui doivent être insérées dans le contrat de location que nous vous énumérons ci-après.

Contenu du bail type

Clauses obligatoires

Certaines clauses doivent être mentionnées dans le bail :

  • le nom et l'adresse du propriétaire et de son mandataire éventuel,
  • le nom et la dénomination du locataire,
  • la date à partir de laquelle le locataire dispose du logement,
  • la durée de location,
  • la description du logement et de ses annexes (cave, garage, jardin ou autres) ainsi que la surface habitable,
  • la liste des équipements d’accès aux technologies de l’information et de la communication,
  • l'énumération des parties communes,
  • la destination du local loué (habitation ou usage mixte d'habitation et professionnel),
  • le montant et les termes de paiement du loyer ainsi que les conditions de sa révision éventuelle,
  • le montant et la date du dernier loyer acquitté par le précédent locataire (s’il a quitté le logement il y a moins de 18 mois),
  • le montant du dépôt de garantie, si celui-ci est prévu (limité à deux mois de loyer sans les charges non révisable). Si le loyer est payable par trimestre, le propriétaire ne peut pas demander de dépôt de garantie,
  • la nature et le montant des travaux effectués dans le logement depuis la fin de la dernière location.

Dans les zones tendues, où un encadrement de l’évolution des loyers s’applique, le bail doit mentionner : 

  • le loyer du précédent locataire,
  • la date de son dernier versement et de sa dernière révision.

En complément, dans les zones d'encadrement expérimental des loyers, les baux doivent mentionner :

  • le loyer de référence et le loyer de référence majoré (correspondant à la catégorie de logement dans le secteur),
  • les éléments justifiant un éventuel complément de loyer.

Lorsque le bail est conclu avec le concours d’une personne mandatée et rémunérée, il doit mentionner, à peine de nullité :

  • les dispositions légales (les trois premiers alinéas du paragraphe I de l’article 5 de la loi du 6 juillet 1989),
  • les montants maximum de la rémunération du professionnel pouvant être à la charge du locataire.

Clauses interdites

Certaines clauses sont interdites. Même si elles figurent dans le contrat, elles sont considérées comme nulles et non écrites. C'est notamment le cas de toute clause qui :

  • impose au locataire la souscription d'une assurance habitation auprès d'une compagnie choisie par le propriétaire,
  • oblige le locataire, en vue de la vente ou de la location du logement, à laisser visiter le logement les jours fériés ou plus de deux heures par jour les jours ouvrables,
  • impose comme mode de paiement du loyer le prélèvement automatique,
  • prévoit la responsabilité collective des locataires en cas de dégradation des parties communes de l'immeuble,
  • prévoit la résiliation de plein droit du bail pour d'autres motifs que le non-paiement du loyer, des charges, du dépôt de garantie, ou la non-souscription d'une assurance des risques locatifs,
  • interdit au locataire l'exercice d'une activité politique, syndicale, associative ou confessionnelle,
  • interdit au locataire d'héberger des personnes ne vivant pas habituellement avec lui,
  • impose au locataire des frais de relance ou d'expédition de la quittance,
  • prévoit que le locataire est automatiquement responsable des dégradations constatées dans le logement,
  • impose au locataire de souscrire un contrat de location d’équipements,
  • prévoit des pénalités en cas de manquement du locataire aux clauses du contrat ou au règlement intérieur de l’immeuble,
  • interdit au locataire de demander une indemnité en cas de travaux d’une durée supérieure à 21 jours

Dépôt de garantie

Le montant du dépôt de garantie qui peut être demandé par le bailleur est limité à deux mois de loyer en principal.

Cautionnement

Le propriétaire peut demander la caution d'un tiers (notamment la garantie Visale), si c'est un particulier ou une société civile familiale et s'il n’a pas souscrit une assurance ou une garantie couvrant les risques d'impayés. 

Si le locataire est étudiant ou apprenti, le propriétaire, quel qu'il soit, est autorisé à cumuler les garanties (cautionnement et assurance). 

La personne physique signe l'acte de cautionnement. Ce dernier doit faire apparaître les informations suivantes :

  • le montant du loyer et les conditions de sa révision en chiffres et en lettres,
  • une mention exprimant clairement qu'elle a connaissance de la nature et de l’étendue de son engagement,
  • l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 (alinéa 6) ; « Lorsque le cautionnement d'obligations résultant d'un contrat de location conclu en application du présent titre ne comporte aucune indication de durée ou lorsque la durée du cautionnement est stipulée indéterminée, la caution peut le résilier unilatéralement. La résiliation prend effet au terme du contrat de location, qu'il s'agisse du contrat initial ou d'un contrat reconduit ou renouvelé, au cours duquel le bailleur reçoit notification de la résiliation. »
     

Pour rédiger votre bail vous pouvez vous appuyer sur le modèle en ligne disponible sur le site du Service Public.

Documents à joindre au bail

La notice d’information

Pour les baux conclus depuis le 1er août 2015, une notice d’information relative aux droits et aux obligations des locataires et des bailleurs, ainsi qu’aux voies de conciliation et de recours qui leur sont ouvertes pour régler leurs litiges, doit être annexée au bail (arrêté du 29.5.15).

L'état des lieux

Il s'agit d'un document important qui décrit l'état du logement. Il doit être établi de manière très précise dans la mesure où c'est en comparant l'état des lieux dressé à l'arrivée et à la sortie du locataire que le propriétaire pourra demander la réparation de certains éléments détériorés ou refuser le retour de la caution pour le faire lui-même.

Le locataire et le propriétaire doivent ensemble constater par écrit l'état des lieux, lors de la remise des clés et au moment de leur restitution. Ils peuvent éventuellement faire appel à un professionnel pour sa rédaction. Dans ce cas, pour l'état des lieux d'entrée uniquement, une part des frais peut être à la charge du locataire. Le montant demandé au locataire ne peut pas excéder un plafond réglementaire et ne peut être supérieur à celui du propriétaire. Pour être valable, l'état des lieux doit être signé par les deux parties. Pour l’établissement de l’état des lieux de sortie, aucun frais ne peut être mis à la charge du locataire sauf en cas de désaccord et de recours à un commissaire de justice.

Si l'une des parties refuse de dresser un état des lieux contradictoire, l'autre peut faire appel à un commissaire de justice. Le coût de l’intervention est alors partagé entre le locataire et le propriétaire.

À l’entrée dans le logement, le locataire peut demander à compléter l'état des lieux dans un délai de dix jours. Pour l’état des éléments de chauffage, ce complément peut intervenir pendant le premier mois de la période de chauffe.

Vous pouvez accéder à tous les modèles de baux disponibles ici.

L’inventaire et l’état détaillé du mobilier

Ces documents signés par les parties sont joints au contrat. Ils listent les meubles mis à la disposition du locataire et en décrit l'état. Il doit être le plus précis possible. Il permettra au propriétaire de prouver que les meubles en question sont sa propriété. Il permettra au locataire d'exiger le bon fonctionnement des éléments d'équipement qui lui ont été fournis en état de marche. Le propriétaire pourra, au départ du locataire, lui demander réparation si certains meubles ont été détériorés.

L’attestation d’assurance

L'attestation d'assurance contre les risques locatifs doit être transmise au bailleur lors de la souscription du contrat et chaque année.

Le dossier de diagnostic technique

Il comprend :

  • le diagnostic de performance énergétique,
  • le constat de risque d'exposition au plomb,
  • l'état des risques et pollutions,
  • l'état relatif à l’amiante (applicable selon les modalités du décret à paraître),
  • l'état de l’installation intérieure d’électricité et de gaz de plus de 15 ans (depuis le 1er juillet 2017 pour les immeubles collectifs dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1975 et depuis le 1er janvier 2018 pour les autres immeubles),
  • l'information relative au plan d'exposition au bruit des aérodromes (depuis le 1er juillet 2020, si le logement est situé dans une zone de bruit définie par un Plan d'exposition au bruit).

Les documents de copropriété

Si l'immeuble est en copropriété, le bailleur doit transmettre au locataire les extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l'immeuble, la jouissance et l'usage des parties privatives et communes, ainsi que le nombre de millièmes que représente le logement dans chaque catégorie de charges.

 

Location saisonnière

Il existe également un autre type de bail dit de "mobilité", dont la durée est obligatoirement comprise entre 1 et 6 mois.

Si le bien immobilier est situé dans une zone touristique ou une grande ville, il peut être intéressant de le louer pour de courtes périodes (quelques jours à quelques semaines) à des touristes ou à des voyageurs d'affaires. Les investisseurs locatifs en LMNP peuvent opter pour :

  • un meublé de tourisme ( commercialisé sur Airbnb, Booking, etc.),
  • un gîte rural,
  • une chambre d'hôte. S’il opte pour la location saisonnière, le propriétaire-bailleur doit faire une déclaration spécifique en Mairie et doit généralement collecter la taxe de séjour.

Le contrat de location saisonnière n'est pas obligatoirement un contrat écrit.

Cependant, un contrat écrit permettra de préciser les conditions de location saisonnière et d'occupation des locaux :

  • description et emplacement des locaux,
  • durée de location et d'occupation (6 mois au maximum),
  • paiement du loyer (le paiement peut être exigé en totalité en début de saison),
  • répartition des charges.

Attention, la loi prévoit une réglementation particulière lorsque le bien est situé dans une ville de plus de 200 000 habitants : une autorisation de changement d’usage est nécessaire sauf s'il s'agit de la résidence principale du propriétaire-bailleur, c’est-à-dire qu’il l’occupe 8 mois par an.

 

Le LMNP en résidence-service

Le propriétaire-bailleur qui souhaite défiscaliser peut préférer l'investissement locatif en résidence-service en signant un contrat commercial avec un exploitant.

Les résidence-services sont des immeubles souvent neufs dont les appartements sont livrés équipés. Ils sont proposés à une clientèle spécifique :

  • résidence de tourisme pour la clientèle touristique en court séjour (comme Vinci ou Odalys),
  • résidence sénior (Ehpad), médicalisée ou non, pour les retraités (comme Domitys, ou les Senioriales),
  • résidence d'affaires (du type Citadines) à des voyageurs en déplacement professionnel,
  • studios pour étudiants (comme Réside Etudes, par exemple).

Pour être défini de résidence de service, il faut respecter au minimum trois des quatre critères suivants :

  • entretien du logement,
  • accueil de la clientèle,
  • prise en charge du petit déjeuné,
  • fourniture du linge de maison.

Enfin, la résidence doit être exploitée par un gestionnaire, il va prendre en charge toutes les prestations de service. Il vous garantira également votre loyer via un bail commercial et prendra à sa charge la recherche du locataire, la rédaction du bail, la rédaction de l’état des lieux, la relation avec le locataire.

Cela vous permet de connaître parfaitement la rentabilité de votre bien et de déléguer sa gestion. Toutes ces prestations ainsi que la garantie de loyer représentent un coût qui diminuera de ce fait la rentabilité de votre investissement.

Néanmoins, il faut connaître les potentiels risques de ce type de gestion. En effet, que se passe-t-il si le gestionnaire ne parvient pas à louer les appartements ? Les difficultés du gestionnaire sont souvent répercutées sur l’investisseur avec une renégociation du loyer à la baisse et surtout une revente difficile.

Par conséquent, même si le bail commercial procure une certaine garantie, il est impératif de se montrer très sélectif sur l’emplacement de la résidence. Une bonne localisation permet une location facile pour le gestionnaire, qui pourra ainsi assurer le versement des loyers sans difficulté.

Dans le cas où vous auriez une question spécifique dans le cadre de la mise en location de votre bien meublé, vous pouvez vous adressez à l’ADIL.
Les missions des ADIL couvrent notamment les services au public, le conseil d’ordre juridique, financier et fiscal et dispose notamment d’un rôle de sensibilisation et de formation.

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Quels sont les taxes à payer en LMNP ?

Un loueur en meublé professionnel (LMP) ou non professionnel (LMNP) doit s’acquitter, dans le cadre de son activité, de trois taxes perçues au profit des collectivités territoriales : la taxe foncière, la cotisation foncière des entreprises et dans certains cas, la taxe d'habitation. Malheureusement, avoir une LMNP ne se limite pas à la redevance de ces trois taxes seulement. En on compte au total 7 (8 si vous faites de la location saisonnière). Découvrez dans cet article ces trois taxes, leurs modalités de règlement ainsi que l'avantage du régime réel simplifié qui permet de déduire ces taxes des recettes perçues !

Les LMNP (locations meublées non professionnelles) sont assujetties à plusieurs taxes (en grande partie déductibles des impôts si vous choisissez le régime réel simplifié) :

  • la taxe foncière, un impôt local payable annuellement par le propriétaire du bien meublé,
  • la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) annuelle, un impôt local qui a remplacé la taxe professionnelle, avec dans la plupart des cas une exonération pour la première année d'activité,
  • la taxe d'habitation pour les propriétaires qui louent leur résidence secondaire de temps en temps ou un bien en location meublée saisonnière, si aucun mandat de gestion par le biais d'une agence n'a été mis en place. Si vous payez déjà la CFE pour votre logement meublé vous en êtes exonéré sauf si celui-ci ne constitue pas votre habitation personnelle et/ou si le logement est vide de locataire au 1er janvier,
  • la TVA, l'impôt sur la consommation, dont les LMNP sont la plupart du temps exonérés, sauf si le propriétaire a signé un bail avec un exploitant de résidence-services.

La CFE et la taxe foncière sont par exemple déductibles de vos revenus de location meublés si vous choisissez le réel simplifié, profitez dès la création de votre entreprise de cet avantage fiscal en choisissant le régime fiscal qui conviendra le mieux !

 

La Taxe Foncière

La taxe foncière est un impôt local dû tous les ans par le propriétaire du bien ou l'usufruitier du logement loué meublé, au 1er janvier de l'année. Elle est calculée en fonction de la valeur locative établie par la collectivité territoriale et n'est pas récupérable auprès du locataire.  

La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, qui va de pair avec la taxe foncière, peut l'être, en l'intégrant aux charges locatives.

Modalités de règlement et échéances :
Dans votre espace particulier, votre avis sera disponible fin août pour les personnes non mensualisées et à partir de mi-septembre pour les personnes mensualisées. Au format papier, l'avis est distribué entre septembre et octobre, en fonction du choix d'adhérer au prélèvement mensuel ou pas.

Date limite de paiement par courrier : 15 octobre
Date limite de paiement en ligne : 20 octobre

À noter : 
L’exonération de 2 ans, pour les constructions nouvelles, édictée par
l’Article 1383 de Code Général des Impôts, est maintenue pour le loueur en meublé. Pour bénéficier de cette exonération temporaire il faut produire un imprimé fiscal à l'administration fiscale, dans un délai de 90 jours à compter de l'achèvement de la construction nouvelle.

 

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)

La Contribution Économique Territoriale (CET) se compose de la Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises et de La fait partie, avec la Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises, de la Contribution Économique Territoriale (CET). 

La CFE est un impôt local destiné à remplacer la taxe professionnelle.  

Les LMNP en sont redevables, chaque année pour l'année civile entière par le loueur en meublée non professionnel qui exerce l'activité au 1er janvier (qu'ils soient imposés au régime micro-BIC ou au régime Réel). 

Modalités de règlement et échéances :  
La CFE se paie par virement sur le site impots.gouv.fr avant le 15 décembre de l'année ou par prélèvement annuel fin décembre (adhésion avant le 30 novembre).  

Pour la première année d'activité de location meublée, les loueurs en meublé sont exonérés de cette taxe (sauf si début d'activité le 01/01 de l'année). Elle peut remplacer le paiement de la taxe d'habitation dans le cas où vous, le propriétaire, en seriez redevable.

Date limite de paiement en ligne par virement : 15 décembre

À noter :
La loi de finances a prévu l'exonération de cotisation minimum de CFE à partir de 2019 pour tous les contribuables dont les recettes locatives seraient inférieures ou égales à 5 000 €. À l’inverse, s’ils réalisent un chiffre d’affaires hors taxes supérieur à 152 500 euros et qu’ils sont soumis à la CFE dans les conditions de droit commun, les loueurs en meublés sont assujettis à la CVAE. Si vous êtes éligible à cette taxe, n’oubliez pas de souscrire à la déclaration n°1330-CVAE (par voie dématérialisée depuis votre espace sur le site des  impôts) ou de servir le cadre CVAE du tableau 2033-E ou 2059-E (pour certains loueurs mono-établissement) de votre liasse fiscale.

 

La taxe d'habitation en LMNP et LMP

La taxe d'habitation sur la résidence principale a été supprimée pour tous depuis le 01 janvier 2023.  

Elle est maintenue pour les personnes occupant un bien immobilier (local meublé affecté à l'habitation) au 1er janvier de l'année et qui n'est pas destinée à la résidence principale.

Qui doit payer la taxe d'habitation sur la résidence secondaire ?

Le propriétaire qui loue un bien en location meublée saisonnière sera redevable de la taxe d'habitation, s'il n'a pas mis en place un mandat de gestion par le biais d'une agence.

En cas d'absence de locataire au 1er janvier, le propriétaire devra prouver à l'administration que le bien était bien disponible à la location, qu'il n'y avait pas de locataire à cette date et qu'il n'avait pas l'intention de l'utiliser à titre personnel. Seule la mise en place d'un mandat de gestion avec une agence de gestion locative constituera une preuve suffisante vis-à-vis de l'Administration fiscale.  

Exonération de la taxe d'habitation

Si vous payez déjà la CFE (pour le bien), vous êtes normalement exonéré de la taxe d'habitation pour ce bien en vertu de l'article 1407 II du Code Général des Impôts, tant que celui-ci ne constitue pas votre habitation personnelle. 
Cependant, si le propriétaire met le bien à sa disposition au cours de l'année, il pourra être redevable de la taxe d'habitation si aucun locataire n'est présent dans le logement au 1er janvier.

Modalités de règlement de la taxe d'habitation et échéances :

Date limite d'adhésion au prélèvement à échéance : 30 novembre

Date limite de paiement par courrier : 15 novembre

Date limite de paiement en ligne : 20 novembre

 

La taxe sur la valeur ajoutée : TVA

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation. En principe, les loueurs en meublés ne sont pas assujettis à la TVA.

En revanche, cette exonération ne s’applique pas dès lors que l’activité devient professionnelle. Il est possible que vous soyez assujettis si le logement loué se trouve dans une résidence de tourisme, étudiante ou senior, et qu’il y a un bail commercial entre le loueur et l’exploitant du bien (plus d’informations sur le site des impôts)

La TVA due est calculée en N+1 lors de l’établissement de la liasse fiscale de l'année N, et doit être liquidée la première semaine du mois de mai N+1.

Le calcul de la TVA peut faire également ressortir un crédit, qui pourra être remboursé ou non par l’état.

 

L’impôt sur le revenu

Les impôts sur le revenu sont des impôts qui concernent les revenus, les bénéfices et les gains en capital. Vos revenus locatifs sont évidemment soumis à l’impôt sur le revenu. Ils sont établis sur les revenus effectifs ou présumés des personnes physiques, ménages, sociétés et institutions sans but lucratif au service des ménages.

Sous condition que l’activité soit bénéficiaire sur l’année, il y a un impôt sur le revenu à payer, que l’exploitant soit un LMNP ou un LMP.

Ce dernier sera soumis au taux marginal d’impôt du foyer fiscal.

Concernant le paiement, le prélèvement à la source ne se faisant que sur les traitements et salaires, il n’est pas possible d’être prélevé à la source pour cette activité. En revanche, il est possible sur l’espace personnel impôts.gouv d’anticiper l’impôt sur le revenu via des acomptes, en créant un acompte en fonction du bénéfice mensuel de votre activité. L’espace calculera alors automatiquement l’impôt à payer par mois.

Vos recettes issues de la location meublée ne seront par contre pas imposées, si vous louez une partie de votre habitation à la chambre et que vous êtes dans une des deux situations suivantes :

  • les recettes brutes annuelles ne dépassent pas 760 € TTC,
  • vous louez à des loyers modérés

Pour plus d’information sur cette exonération (peu connue), vous pouvez consulter le site officiel des impôts.

 

Les prélèvements sociaux : exclusivement pour les LMNP

Les prélèvements sociaux sont des taxes obligatoirement perçues sur certains revenus encaissés par les personnes domiciliées en France ou hors de France. Sous condition que l’activité soit bénéficiaire sur l’année, Vos revenus issus de la location meublée seront également soumis aux prélèvements sociaux, en plus de l’impôt sur le revenu.

Ces derniers sont soumis à un taux global de 17,2 % sur le bénéfice de l’activité. En voici la décomposition :

  • contribution sociale généralisée (CSG) à hauteur de 9,9%,
  • prélèvement de solidarité à hauteur de 2%,
  • prélèvement social à hauteur de 4,5%,
  • contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) à hauteur de 0.5%,
  • prélèvement social à hauteur de 4,5%,
  • contribution additionnelle à hauteur de 0,3%,
  • prélèvement de solidarité à hauteur de 2%.

De la même façon que l’impôt sur le revenu, lorsqu’on rentre le bénéfice mensuel de l’activité, l’acompte pour les prélèvements sociaux se créé.

 

Les cotisations sociales : exclusivement pour les LMP

Les cotisations sont dues par tout loueur en meublé professionnel. Elles sont calculées en fonction du bénéfice dégagée par l’activité, et une cotisation de 1 145 € minimale est due, même si l’activité est en déficit.

Le calcul des cotisations se fait lors de l’établissement de la liasse fiscale de l’année, les provisions de ces cotisations sont incluses dans l’établissement de la liasse.

 

Les droits SACEM : exclusivement pour la location saisonnière

Les propriétaires de gîtes, chambres d'hôtes et résidences secondaires mettant leurs biens en location saisonnière doivent désormais payer la SACEM (droits d'auteur à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), et ce quelle que soit la plateforme (Airbnb, Abritel, Booking...) utilisée par le loueur.

À titre d'information, les droits d’auteur ne sont ni un impôt, ni une taxe, il s'agit d'une rémunération collectée par la SACEM pour l’auteur, ou le compositeur qui ne perçoivent pas de salaire pour leur travail de création.

La Sacem demande aux propriétaires de locations saisonnières de payer la somme de 223,97 € TTC « s'ils mettent une télévision, une radio, un lecteur CD... à disposition de leurs clients afin de rendre leur séjour plus agréable ». Il s'agit du montant de la redevance fixe pour les hébergements de tourisme. Ce forfait de droits est entièrement déductible des recettes de location meublée.

Si vous êtes concernés par le paiement de ce forfait de droits d'auteur, la Sacem vous a peut-être déjà contacté directement. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez aussi vous rendre directement sur leur site afin de vous déclarer et ainsi bénéficier d'une réduction de 20% sur le forfait de 223,97€.

Bon à savoir
Bien que ces taxes puissent alerter les loueurs en meublé, il faut savoir que la plupart sont déductibles des recettes issues de la location si le propriétaire a choisi le régime réel simplifié pour déclarer ses revenus de location meublée. En effet, c'est le cas notamment pour la CFE, la taxe foncière et les cotisations sociales (valables uniquement pour les LMP).

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Comment calculer un rendement immobilier

L’investissement immobilier fait partie des investissements préférés des Français. L’immobilier est considéré par beaucoup comme un investissement sécurisé (en France) malgré les différentes crises économiques que nous avons connues.
Cependant, il est important de pouvoir calculer un rendement immobilier au plus proche de la réalité pour éviter les mauvaises surprises. Voyons dans cet article comment le calculer.


Les motivations

Peu importe l’investissement dans lequel vous vous lancez, il est important de se décider en toute connaissance de cause. Il s’agira donc de déterminer avec le plus de précision possible : ses dépenses, ses recettes, ses risques et voire même ses contraintes.

Il ne faut pas oublier que tout investissement correspond à un risque et il est naturel de chercher à minimiser le risque au maximum. En ce qui concerne l’investissement immobilier, le moyen connu pour minimiser les risques, c’est de calculer le rendement d’un investissement potentiel.

Admettons que vous avez le bien qui correspond à votre projet d’investissement locatif, avant de s’engager dans un achat, il faudra s’assurer du taux de rentabilité de ce dernier. Pour ce faire, Il sera nécessaire de commencer par calculer son coût global d’acquisition, puis estimer le chiffre d’affaire annuel (la recette de ce dernier). Par la suite, on calculera les charges annuelles. Cette succession d’étape nous permettra de calculer le rendement brut du bien, puis son rendement net. Enfin, nous pourrons calculer le cashflow, c’est-à-dire la trésorerie qu’il resterait.

 

Le coût d’acquisition

Il est relativement simple à calculer en fonction du type de bien que vous projetiez d’acquérir. Généralement il s’agit du coût du bien en lui-même, le coût des travaux le cas échéant et les frais de notaires associés. Si le bien sera loué en meublé, on pourra y ajouter les achats des différents mobiliers.

On peut résumer le coût global d’acquisition par :

Coût global = prix du bien + honoraires notaire + coût des travaux + coût des mobiliers

Le coût d’acquisition n’est pas un indicateur en lui-même, mais il est important de noter qu’il sera supérieur au coût négocié avec le propriétaire vendeur. En effet, on estime en moyenne que le coût global d’acquisition est entre 10% à 15% plus élevé que le montant du bien. Il est donc à prendre en compte lors de vos négociations.

 

Le chiffre d’affaire

Lorsqu’on propose un bien à la location, le service vendu est généralement unique : la mise à disposition d’un bien en contrepartie. Cela nous facilite grandement le calcul du chiffre d’affaire.

La formule du chiffre d’affaire est la suivante :

Chiffre d’affaire (annuel) = montant du loyer (annuel) x 12

Vous pouvez bien évidemment adapter la formule si vous louez au trimestre, semestre ou à l’année.

 

Rentabilité brute

Le coût d’acquisition du bien ainsi que le chiffre d’affaire annuel nous permettent de calculer la rentabilité d’un bien.

Il s’agit du ratio suivant (qu’on ramènera en pourcentage) :

Rentabilité brute = (C.A. / Coût d’acquisition) * 100

La rentabilité brute est un indicateur très important à prendre en compte lors de votre recherche d’un bien. Elle est le premier indicateur à calculer et vous fera gagner du temps lors de vos recherches. Si le taux de la rentabilité brute calculé est trop faible (<6%), alors il sera préférable de reprendre ses recherches pour se tourner vers un autre bien.

En moyenne, il convient de dire qu’un taux de rentabilité brute situé entre 8% et 12% correspond à un taux intéressant pour investir. Cependant, nous vous déconseillons fortement d’investir dans un bien dont le taux de rentabilité serait inférieur à 6%. En dessous de ce pourcentage, il ne sera pas évident (mais pas impossible) de s’assurer un rendement net intéressant.

 

Les charges annuelles

Pour estimer ses charges annuelles le plus justement possible, il sera important de prévoir des estimations au plus proche de la réalité. Dans le cas contraire, le taux calculé risquerait d'être faussé.

Parmi les charges annuelles, on pourra recenser :

  • Les charges de copropriétés
  • La taxe foncière
  • Les honoraires comptables
  • L’assurance propriétaire non occupant
  • Le montant des intérêts de crédit ainsi que son assurance (s’il y en a un)
  • Le montant des vacances locatives : la vacance locative correspond à une période dans l’année où le bien ne serait pas louer. Par exemple, en LMNP, les vacances d’été peuvent être des vacances locatives car le bien ne sera pas loué par un locataire
  • Les taxes additionnelles

L’ensemble de ces charges nous permettrons d’estimer le montant total des charges relatif à l’acquisition de ce bien. Il s’agit de charges fixes et incompressible.

 

Rentabilité nette

Nous avons désormais toutes les variables pour calculer notre rentabilité nette. Mais avant cela, on peut calculer le profit lié à l’investissement, cela correspond finalement au bénéfice annuel du bien en question :

Bénéfice = C.A. - Charges annuelles

Enfin, nous pouvons calculer notre rentabilité nette :

Rentabilité net = (bénéfices (annuel) / coût d’acquisition) * 100

On considère qu’un investissement immobilier est intéressant si le rendement net est supérieur à 4%. Cependant, certains investisseurs arrivent à avoir des biens immobiliers avec des rendements allant jusqu’à 20% !

 

Cash-flow

Beaucoup d’investisseurs immobiliers se basent également sur le Cash-flow avant d’investir en immobilier. Mais comment se diffère-t-il de la rentabilité nette ?

D’après le Larousse, le Cash-flow désigne la marge brute d’autofinancement. Cela reviendrait à mesurer si le bien peut « s’autofinancer » lui-même ou non.

Le cash-flow ne prend pas en considération le coût d’acquisition, mais seulement les flux de trésorerie sur une année. Il n’a de sens que s’il y a un crédit à rembourser, car le capital du crédit n’est pas une charge en lui-même. Cependant, s’il n’y a pas de crédit, le cash-flow correspond simplement au bénéfice annuel.

La formule à appliquer pour estimer son cash-flow est la suivante :

Cash-flow (annuel) = bénéfices (annuel) - montant du capital du crédit (s’il y en a un)

Note : il est important de prendre en compte que si le cash-flow est négatif, cela signifiera que votre investissement vous fait perdre de l’argent.

 

Exemple

Prenons un exemple concret afin de se faire une idée sur la viabilité d’un investissement immobilier.

Dans notre exemple, nous avons les éléments suivants :

  • Un bien vendu à 137,000 €,
  • Des frais de notaires de 13,015 €,
  • Des travaux estimés à 4,600 €,
  • Un loyer mensuel de 750 €,
  • Des charges de copropriétés mensuelles de 100 €,
  • Une taxe foncière de 500 €
  • Une assurance propriétaire de 150 € à l’année,
  • On considère que c’est via une SCI, donc des honoraires de 800 € (TTC).

Le coût d’acquisition est de :

Coût d’acquisition : 137,000 + 13,015 + 4,600 = 154,615 €

Le chiffre d’affaire annuel est de :

C.A. = 750 * 12 = 9,000 €

La rentabilité brute est donc de :

Rentabilité brute = 9,000 / 154,615 = 5,82 %

5,82% reste tout de même un ratio intéressant, tout dépendra du rendement net.

Les charges correspondent à :

Charges annuelles = (100 * 12) + 500 + 150 + 800 = 2,650 €

Ce qui permet de calculer le bénéfice :

Bénéfice = 9,000 - 2,650 = 6,350 €

Et pour finir, le rendement net :

Rentabilité nette = 6,350 / 154,615 = 4,10 %

Une rentabilité nette à 4,10% est un bon rendement d’investissement. Cela signifie que pour 100€ investi, nous récupérons chaque année 4,10€. Autrement dit, la somme investie dans l'acquisition de ce bien sera rentabilisée au bout de 25 ans (sans prendre en compte le fait que la valeur du bien aura certainement augmenté entre temps).

N’hésitez pas à nous solliciter si vous avez la moindre question au sujet du calcul de la rentabilité du bien qui vous intéresserait, nous sommes là pour vous accompagner.

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Les avantages de la gestion locative en ligne

Quand on est investisseur locatif et qu'on souhaite consacrer son budget principalement à l’acquisition, on se tourne souvent vers la gestion autonome

Mais pas toujours aussi simple à dire qu’à faire car cela implique de nombreuses responsabilités, tels que :

  • gérer les documents en lien avec sa/ses location-s,
  • établir les quittances,
  • vérifier les paiements de loyers,
  • établir les relances que cas échéant,
  • rester à jour dans le calcul de ses encaissements,
  • Organiser ses suivis sur Word/Excel
  • catégoriser ses transactions,
  • garder sa comptabilité à jour,
  • etc.

En réponse à la demande des nouveaux propriétaires bailleurs qui souhaitent optimiser leur rentabilité en gérant eux-mêmes leur activité, le secteur de l’immobilier a, depuis quelques années, évolué progressivement vers la digitalisation

Grâce au développement d’outils en ligne, investir dans les biens locatifs devient bien plus simple et accessible qu’auparavant. Il est aujourd’hui facile de trouver des logiciels qui permettent la gestion de ses locations en autonomie et de cette façon, optimiser son rendement locatif.

Sceptique ?  

Laissez-nous vous présenter les principaux avantages des outils de gestion en ligne quand on est investisseur locatif novice ou aguerri.

 

Avec le bon outil, gérer seul devient possible !

Gérer un bien locatif peut paraître complexe et pas forcément à la portée de tous. Cela nécessite du temps, de l’organisation et bien évidemment des connaissances indispensables afin de rester dans la légalité.

Heureusement, si vous optez pour la digitalisation de votre gestion locative et comptable, vous n’êtes pas seul dans cette aventure.  

L’outil TOMAPPART a été conçu pour vous offrir une expérience de gestion dans la simplicité et vous permettre une utilisation intuitive et sans tracas. Votre tableau de bord vous offre un aperçu de l’essentiel et seuls les onglets nécessaires ont été prévus pour faciliter au possible la gestion autonome des propriétaires bailleurs.

De plus, l’innovation du logiciel TOMAPPART vous offre une aide précieuse grâce à l’automatisation de certaines tâches courantes, telles que l’envoi automatique des quittances, l’actualisation de vos encaissements, la possibilité de mettre en place le prélèvement automatique avec vos locataires pour collecter vos loyers sans contraintes, la tenue de votre comptabilité automatisée, etc.

 

Garder la main sur sa gestion locative

Pour ceux qui ne souhaitent pas déléguer leur gestion locative, les outils en ligne peuvent se révéler comme étant un concept intéressant et innovant. Le logiciel TOMAPPART permet justement le pilotage de votre gestion locative et comptable en ligne.

Quand on mandate une agence immobilière pour la gestion de ses biens locatifs, aucune visibilité ne nous est laissée, ce qui peut accroître un sentiment d’anxiété, d’avancer dans le flou avec une retenue souvent conséquente sur le loyer perçu. 

Grâce à un logiciel en ligne, vous restez le pilote de votre projet de location tout en optimisant votre taux de rentabilité. 

TOMAPPART est aujourd'hui le seul outil en ligne qui vous permet de gérer la locations de vos biens ET de tenir votre comptabilité depuis un même espace. Vous devenez autonome dans votre gestion locative et comptable sans pour autant que cela soit une corvée, car tout est prévu pour vous simplifier la vie! 

 

Piloter son patrimoine locatif à distance

La dématérialisation complète vous donne l’avantage de pouvoir gérer votre activité d’investisseur locatif en toute sérénité et simplement depuis votre ordinateur ou votre tablette. 

Dans le cas de TOMAPPART, l’application mobile est téléchargeable gratuitement pour vous offrir une gestion sans encombre où que vous soyez et quand vous le souhaitez simplement à l’aide de votre smartphone. Aucune contrainte de temps ni de distance, vous êtes libre de vos mouvements et de vos horaires pour gérer votre patrimoine en ligne comme un pro !

L’outil en ligne devient votre alliée pour vous permettre l’accès rapide et fluide à la vision d’ensemble de votre activité immobilière. Depuis votre espace personnel, vous aurez tous les accès :

  • accéder aux dossiers locataires/locations,
  • aux quittances,
  • à tous les documents utiles à votre gestion
  • à la comptabilité* du bien,
  • etc.

Tous les moyens utiles sont mis à disposition pour une gestion sereine en toute autonomie.

 

Gagner du temps et optimiser son budget pour la gestion  

Tout le monde s’accorde à dire « le temps, c’est de l’argent ». 

Il faut savoir que l’investissement locatif demande une gestion particulière et minutieuse. En effet, il ne suffit pas juste d’acheter un bien et de le mettre en location, mais bien de « gérer » tout ce qu’il y a autour :  

  • Paiements des loyers et des charges,
  • divers problèmes à régler avec le locataire,  
  • quittances de loyer à envoyer,
  • déclaration d'impôt,
  • relance en cas d'impayé,
  • tenir sa comptabilité à jour,
  • etc.

Cette gestion administrative et juridique nécessite donc beaucoup de temps et la gestion locative demande donc un minimum d’investissement personnel.

De plus, avec la gestion locative, il faut penser bien évidemment à la gestion comptable de son activité de propriétaire bailleur qui varie selon que l’on est loueur meublé non-professionnel (LMNP) ou acquéreur à partir d’une société civile immobilière (SCI).

En conséquence, si vous rechercher l’autonomie, un outil de gestion locative seule ne fera pas l’affaire. Vous aurez besoin de faire appel à un comptable.

Gérez en autonomie son activité c’est bien, mais pouvoir s’appuyer sur un outil qui joint la simplicité d’utilisation à l’automatisation c’est mieux 

En plus de limiter le budget prévu à la gestion locative et comptable, avec TOMAPPART, vous faites des économies et vous êtes plus organisé et vous gagnez du temps.

Vous êtes convaincu par la gestion locative et comptable en ligne ?  

Sachez que TOMAPPART vous propose l’outil professionnel tout en un adapté aux particuliers, pour la gestion locative ET comptable*. 

Vous apprécierez certainement :

  • Une expérience utilisateur agréable
  • l’ergonomie de l’interface,
  • les tarifs d’abonnement adaptés à vos besoins et évolutifs sur demande,
  • l’optimisation de votre rentabilité en payant moins cher et en consacrant moins de temps aux tâches de gestion chronophages et fastidieuses,
  • la disponibilité de notre équipe joignable par chat, email ou téléphone,
  • l’accès à divers indicateurs-repères sur votre activité

Vous avez la possibilité d’adapter votre budget à la formule qui répond le mieux à vos besoins. Si vous avez la curiosité de tester l’outil TOMAPPART dans un premier temps, nous vous suggérons la formule gratuite limitée pour avoir un aperçu de votre espace de gestion ainsi que quelques-unes des fonctionnalités proposées.

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Les étapes pour créer sa SCI

Vous disposez de plusieurs options pour créer votre SCI. Il vous est possible de réaliser la création seul mais mieux vaut demander à vous faire accompagner par un comptable ou un organisme de formalités administratives en ligne (LegalPlace, LegalStart, etc.), dans le cas où vous n’êtes pas certains de pouvoir respecter toutes les étapes de création minutieusement.

 

Faire le choix d’investir avec une SCI

Créer une société civile immobilière (SCI) permet de constituer et gérer un patrimoine à plusieurs. Cette forme juridique apporte de la flexibilité et permet de bénéficier d’une fiscalité avantageuse, notamment dans le cadre d’une succession. En effet, les principaux avantages d’une SCI sont la facilité de gestion et la transmission du patrimoine immobilier.

La Société Civile Immobilière correspond à une personne morale. Il s’agit d’une structure juridique permettant de gérer un ou plusieurs biens et est détenue par au minimum 2 associés : il peut s’agir de 2 personnes physiques (ami, famille, etc.) ou d’une personne physique (exemple : vous) et d’une personne morale (une autre société que vous dirigez), dont les parts seront réparties à votre convenance.

Le patrimoine immobilier est détenu par la société civile immobilière et chaque associé reçoit des parts sociales proportionnelles à son apport. Avec une SCI vous gardez une perméabilité totale entre le patrimoine détenue sous votre SCI avec votre patrimoine personnel.

Concrètement, cela signifie que si votre emprunt n’est pas remboursé, vous serez tenu responsable à titre personnel du manque à payer à la banque. Cette dernière sera donc en mesure d’exiger son reste suivant le pourcentage à hauteur duquel vous détenez votre SCI.

Comme toute société, la société civile immobilière dispose de statuts, régissant son fonctionnement. Rédiger les statuts permet notamment de définir les modalités de prise de décision, à l’unanimité ou à la majorité par exemple.

Par ailleurs, les associés d’une SCI désignent un gérant, qui aura comme fonction de prendre à sa charge la gestion courante du ou des biens immobiliers détenu(s) par la société, sans avoir à engager de formalités auprès des autres associés.

La création d’une SCI se fait suivant un ordre d’étapes précis à respecter.

 

Quelles étapes pour la création de son SCI ?

On peut présenter les étapes comme suit :

  • Les statuts,
  • Le choix fiscal,
  • Le dépôt du capital social,
  • Annonce dans le journal légal,
  • CFE,
  • Kbis.

Étape 1 : Rédaction des statuts

La rédaction des statuts est l'une des toutes premières démarches lors de la création d'une société.  Plus précisément, elle intervient entre la fixation du montant du capital social et le dépôt du capital social. C'est la signature des statuts qui permet à la société d'être juridiquement constituée. Cela correspond à un contrat rédigé entre les associés pour déterminer le rôle de chacun au sein de la SCI, les pourcentages répartis entre chacun, la façon dont sera gérer la trésorerie de la future SCI, etc.

Une fois rédigés, les statuts sont déposés au greffe du tribunal de commerce et sont donc publics. C’est pourquoi il est important de les constituer avec précision, il est souvent recommandé de se faire accompagner par un comptable pour la réalisation de vos statuts.

À savoir que la rédaction des statuts doit obligatoirement impliquer les mentions qui suivent :

  • La dénomination sociale : Le choix vous appartient quant au nom que vous déciderez de donner à votre SCI (il sera toutefois important de vérifier auprès de la base INPI que le nom choisi ne soit pas protégé),
  • La forme juridique,
  • L’adresse de son siège social,
  • Les apports de chaque associé ou actionnaire,
  • L’objet social : Le rôle d’une SCI est principalement d’acquérir des biens et de tirer profit de la location de ces biens (il ne s’agira pas d’achat-revente),
  • Le montant du capital,
  • La date de clôture de l’exercice : Dans le cas où vous opteriez pour l’impôt sur le revenu (régime de transparence fiscale), il est recommandé de choisir le 31 décembre comme date de clôture. Dans le cas où vous vous orientez vers l’impôt sur les sociétés, il sera plus avantageux de fixer votre date de clôture d’exercice soit au moment que votre holding (dans le cas où vous détenez votre SCI avec votre société), soit de façon décalée de manière à pouvoir distribuer du dividende et encaisser l’argent, tout dépend de votre situation personnelle,
  • La durée de vie.

Selon la forme juridique de votre société, des informations complémentaires peuvent être requises pour la rédaction de vos statuts, telles que :

  • Les règles de prise de décision des principaux organes de la société,
  • La répartition des parts sociales entre les associés,
  • La désignation du gérant, président, directeur général, etc.

Dans certains cas, il est nécessaire d'ajouter certains documents aux statuts. Par exemple, pour une SARL ou une SA, il est obligatoire de fournir le rapport du commissaire aux apports lorsque des apports en nature dépassant certains seuils sont réalisés pour la création.

Enfin, il est important de noter que les statuts sont nécessairement formalisés par un écrit qui doit être signé, de manière manuscrite par l’ensemble des partis participants à la création de la société (associé(s) ou actionnaire(s)).

Étape 2 : Choix du régime fiscal

Le régime de la SCI se caractérise par un certain nombre d’éléments :

  1. L’activité principale de la société doit nécessairement être à caractère civil :
    • Elle porte généralement sur la gestion d’un patrimoine immobilier pour diverses raisons,
    • Elle ne peut être commercial (saufs cas particuliers prévus par la loi) ;
  2. Le capital social n’est pas concerné par un minimum social imposé :
    • Il peut être variable,
    • Il est divisé en parts sociales égales (réparties entre les associés selon leur participation au capital).
  3. Le régime fiscal : la SCI est soumise par défaut au régime de l’impôt sur le revenu (IR) bien qu’il soit possible d’opter pour le régime de l’Impôt sur les Sociétés (IS).
    • L’Impôt sur les Revenus : Cela correspond à la transparence fiscale, il s’agit d’un régime de revenu foncier (dans le cas d’une personne morale il s’agit du revenu BIC)
    • L’Impôt sur les Sociétés : Il s’agit d’un choix irrévocable qui permet des déductions des frais (notaire, agence immobilière lorsque vous décidez d’opter pour ce régime dés le départ), les amortissements des biens acquis, etc. Cela permet de justifier d’une non-imposabilité pendant en moyenne 10-15 ans.

Dans les 2 cas, votre choix correspondra à un régime simplifié, il n’y aura pas d’intérêt pour vous à opter pour le régime réel (cela deviendra obligatoire dans le cas où votre SCI génère un grand chiffre d’affaire). Il n’y a pas non plus d’intérêt à opter pour la TVA si votre activité consistera à détenir des biens locatifs destinés à des particuliers car il vous sera impossible ni de la déduire ni de la collecter (exception faite de certains programme). Néanmoins, si vous investissez dans du neuf et envisagez la location professionnelle où les locataires seront eux-mêmes assujettis à la TVA, vous serez en mesure de la collecter.

Étape 3 : Dépôt du capital social

Le capital social peut être déposé par chèque bancaire (provenant d'une banque domiciliée en France), virement bancaire ou encore espèces. Ce capital ne correspond pas à un montant devant être libéré auprès d’une banque, par ailleurs, il est recommandé de choisir un montant d’une valeur relativement faible (exemple : 100€) afin que vous soyez en mesure de le verser si besoin, ou le libérer (comme dans le cas où vous décidez d’opter à l’impôt sur les sociétés à 15%).

Le dépôt du capital social doit être fait sur un compte bloqué auprès d'un établissement de crédit ou d’un notaire. En revanche, il ne peut pas être effectué dans un établissement de paiement.

Les fonds seront disponibles après l'immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés (RCS) et au registre national des entreprises (RNE).

On dit que le capital social est mis sous séquestre.

À savoir : Le dépôt du capital social auprès de la Caisse des dépôts n'est plus possible depuis le 1er juin 2021. Vous pouvez récupérer le capital déposé avant cette date en suivant la procédure indiquée sur le site de la Caisse des dépôts.

Étape 4 : Publication dans le JAL

Cela correspond à la publication dans un des journaux d’annonces légales du département où vous avez créé votre SCI le récapitulatif de votre nouvelle création.

Une fois que les statuts signés par les associé(s) ou actionnaire(s), votre entreprise a une existence juridique. Vous êtes alors tenu de rendre votre démarche publique en procédant à :

  • L’enregistrement des statuts au registre du commerce et des sociétés (RCS) par le biais de l’immatriculation de votre société,
  • La publication des statuts par le biais de la diffusion d’annonce légale dans un journal habilité.

Le tarif de publication dépend de la forme juridique de la société et du département dans lequel l'annonce est publiée. Le montant peut varier d’un journal à un autre, n’hésitez pas à en contacter plusieurs si vous souhaitez opter pour le moins cher.

Étape 5 : Dépôt au greffe (CFE)

Tous les documents qui résulteront des étapes précédentes seront à transmettre au greffe du tribunal de commerce, avec notamment :

  • L’attestation (sur l’honneur) de non condamnation et de filiation,
  • Le registre des bénéficiaires effectifs (en référence aux lois anti-blanchiment pour justifier des propriétaires et décisionnaires de la société civile immobilière),
  • Les justificatifs d’identité des associés carte d’identité (en cours de validité),
  • Un justificatif de domicile (reconnu),
  • Le formulaire M2 rempli et signé.

Étape 6 : Obtention du KBIS

Lorsque toutes ces étapes seront finalisées vous obtiendrez votre extrait de KBIS. Veillez à prévoir la mention de votre nouvelle SCI apposée sur votre boîte aux lettres de manière à ce que vous soyez en mesure de recevoir vos documents de la part du greffe.

À présent, vous pourrez commencer votre activité d’investisseur immobilier avec votre SCI. Afin d’être gérés par la SCI, le bien doit être rapporté à la société. En conséquence, les associés ne sont pas eux-mêmes propriétaires du bien car c’est la SCI qui en détient la propriété. 

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La location meublée non professionnelle, qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu'on souhaite investir en location meublée, ou passer de la location vide au meublé, la question de la définition d'un bien meublé se pose souvent.

 

Définition

Selon le site service-public : « Pour être considéré comme meublé, un logement mis en location avec un bail d'habitation (y compris bail mobilité) doit comporter au minimum certains meubles. » 
Lorsque vous louez votre bien en LMNP, il doit être habitable immédiatement par votre locataire. Il doit pouvoir emménager en apportant seulement ses effets personnels. Il est important de prendre en compte le fait qu'un appartement confortable vous permettra de percevoir des revenus de location supérieurs à ceux d'un appartement peu équipé.

 

Loyers plus élevés et meilleure rentabilité

Meubler votre bien vous permet de le louer 20 % plus cher en moyenne qu'un bien vide

La rentabilité brute de votre bien sera également supérieure s'il est loué meublé plutôt que vide, de par des loyers perçus plus importants.

La rentabilité nette, prenant en compte l'imposition sur vos revenus, sera également bien supérieure avec un bien loué meublé.

Grâce aux mesures fiscales très avantageuses liées à l'activité de location meublée, vos impôts seront fortement réduits et la rentabilité de votre bien maximisée.

Cet avantage se vérifie quel que soit le type de locataire et le bail signé. Vous bénéficiez de la flexibilité dans le choix de votre locataire (location meublée à un étudiant, location à un salarié expatrié, location d'un meublé de tourisme...)

Pour débuter votre activité, vous devez effectuer différentes démarches et formalités, telles que déclarer votre début d'activité de loueur en meublé afin d'obtenir un numéro SIRET. Cette identification vous sera demandée par le centre des impôts lors du dépôt de votre déclaration 2031.

 

Quelles conditions pour faire de la LMNP

La loi prévoit 2 conditions impératives pour obtenir le statut de location meublée non professionnelle :

  1. Les recettes tirées des activités de loueur en meublé (c'est-à-dire les loyers charges comprises) doivent être inférieures à 23 000€,
  2. Les gains issus de votre location LMNP doivent être inférieurs ou égaux aux autres revenus générés par les personnes appartenant au foyer fiscal.

Bon à savoir :
Les autres revenus d’activité correspondent aux gains du foyer fiscal soumis à l’impôt sur le revenu en France dans les catégories suivantes :

  • Traitements et salaires y compris les pensions et rentes viagères,
  • BIC autres que ceux tirés de la location meublée, BA, BNC,
  • Revenus des gérants et associés

Les normes légales à respecter

Le statut LMNP est encadré par des normes très précises auxquelles il sera important de se conformer :

  • Le bien doit être à usage d’habitation,
  • Il doit être décent,
  • Si l'appartement se situe dans un immeuble en copropriété, le règlement de copropriété doit autoriser la location meublée dans le bâtiment,
  • Il doit être meublé et comporter les équipements minimums obligatoires.

Les équipements nécessaires pour la location meublée

Selon le décret du 31 juillet 2015, vous pourrez louer en meublé à condition d’équiper votre logement avec au moins les éléments suivants :

  • De la literie (matelas, oreillers, couette),
  • Des rideaux ou volets pour occulter la lumière dans les chambres à coucher,
  • Des plaques de cuisson,
  • Un four ou un four à micro-ondes,
  • Un réfrigérateur (avec une partie congélateur obligatoire en l’absence de congélateur),
  • De la vaisselle en quantité suffisante (en fonction de l’occupation maximale du logement),
  • Du matériel de cuisine,
  • Une table et des sièges,
  • Des rangements (étagères, placards...),
  • Des luminaires,
  • Du matériel d'entretien adapté à l’usage courant de l’appartement ou de la maison meublée.

Si vous ne remplissez pas les conditions d'un équipement suffisant, vous risquez la requalification de votre logement meublé en location vide.

N'hésitez pas à prévoir du matériel et du mobilier supplémentaire afin de distinguer votre logement des autres biens à louer sur le marché

Et en cas de dépassement du plafond de recettes ?

En cas de dépassement du plafond fixé par les conditions ci-dessus, le loueur en meublé non professionnel devient automatiquement LMP (Loueur en Meublé Professionnel).
Ces conditions s'ajoutent aux règles qui s'appliquent à tous les propriétaires qui souhaitent louer en meublé.

 

Choisir son régime fiscal de déclaration

En tant que LMNP, le propriétaire-bailleur a accès à deux régimes fiscaux pour déclarer ses revenus aux impôts : le réel simplifié et le micro BIC

Avantages du régime réel simplifié

Dans 85% des cas, le régime Réel Simplifié se présente comme le régime le plus avantageux pour faire de la LMNP. Les LMNP peuvent bénéficier de cette option fiscale et optimiser leur fiscalité.

Charges déductibles

Le réel simplifié permet de déduire de nombreux coûts : l'entretien et la réparation du logement, les frais d'assurance et de gestion, les frais de comptabilité, les intérêts d'emprunt, etc.

Amortissements déductibles

Le régime du LMNP au réel simplifié permet de déduire l'amortissement du matériel et des locaux ainsi que des travaux (construction, reconstruction, amélioration), si ceux-ci sont inscrits à l'actif.

Bon à savoir :
Si le loueur a acheté son logement l'année de la déclaration, il pourra déduire les frais de notaire liés à l'acquisition du logement, ainsi que les honoraires d'agence à condition de les comptabiliser l’année de la dépense. Dans le cas contraire, ils seront perdus.

L'option fiscal du réel simplifié permet de réaliser des économies d'impôt importantes : En effet, il est fréquent que le montant des charges et amortissements déductibles soit supérieur à 50% des recettes annuelles.

Cette fiscalité va augmenter considérablement la rentabilité nette en permettant aux loueurs en meublé de payer très peu (voire pas du tout) d’impôts en amortissant leur bien et en déduisant toutes les charges inhérentes à sa mise en location.

À noter : 
La déclaration au réel est plus complexe que la déclaration au micro-BIC ; En effet, l’administration fiscale exige que les amortissements soient calculés par composants ; Il faut pour cela bien maîtriser les durées d’amortissement ainsi que leur proportion dans la valeur du bien immobilier. Ces calculs étant compliqués, vous gagnerez du temps et de la sérénité en vous faisant accompagner pour votre liasse fiscale.

Le régime micro-BIC pour LMNP

Si les recettes du foyer fiscal issues de la location meublée sont inférieures ou égales à 77 700 € (188 700 € pour les meublés de tourisme classés), le régime par défaut est le micro-BIC.

Ce régime prévoit un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes annuelles de l'activité de location meublée (71 % pour les meublés de tourisme). Autrement dit le loueur est imposé dans sa tranche d'imposition sur la moitié des recettes perçues (loyers charges comprises).

Aucune déduction supplémentaire de charges ou d'amortissements n'est possible, ce qui rend ce régime moins intéressant que le régime réel simplifié.

 

Obtenir le statut LMNP : Acquisition et immatriculation 

La première démarche pour obtenir le statut de location meublée non professionnelle est d'acquérir un bien immobilier et de bien l'équiper pour le louer meublé.

Ensuite, il s’agit d’entamer la procédure obligatoire afin de s'immatriculer en ligne sur le site de l'INPI.

Vous avez opté pour l’achat en nom propre

C’est l’option qui nécessite le moins de formalisme et qui permet à une seule et même personne de détenir le bien et d’en disposer comme elle le souhaite, dans ce cas il vous faudra :

  1. Remplir en ligne le formulaire P0i,
  2. Déclarer votre début d'activité locative,
  3. Spécifier votre choix de régime fiscal (micro-BIC, réel simplifié ou réel normal),
  4. Déterminer votre régime de TVA,
  5. Préciser le régime fiscal choisi pour votre déclaration de revenus de location meublée,

L’indivision quand on achète à plusieurs

Dans le cas où vous achetez le bien à plusieurs, c’est le régime de l’indivision qui s’applique. Pour le mettre en place il faudra remplir le formulaire FCM, à compléter en ligne sur le site de l'INPI également. Vous disposez d'un délai de 15 jours en moyenne pour vous déclarer. Vous obtiendrez finalement un numéro SIRET indispensable pour la déclaration de vos revenus aux impôts.

Pour plus d’informations sur votre régime fiscal et déclarations de revenus, retrouvez toutes les informations sur le site internet Service Public.

 

Après l'immatriculation LMNP :

Vous avez reçu votre numéro de SIRET ? Vous pouvez à présent :

  • Adhérer à un OGA (Organisme de Gestion Agrée, aussi appelé CGA ou AGA); Cette adhésion vous permettra de bénéficier d'une réduction d'impôts de 2/3 de vos frais de comptabilité liés la gestion de votre bien loué,
  • Créer votre espace professionnel sur le site des impôts : vous pourrez y régler votre CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), une taxe locale payable par tous les loueurs en meublés avant le 15 décembre de l'année en cours. La première année d'activité, vous pourrez en être exonéré, sauf si vous avez démarré l'activité au 01/01 de l'année. 

Bon à savoir :
Depuis le 01 janvier 2023, tous les propriétaires français, loueurs meublés inclus, doivent désormais déclarer l'occupation de leur(s) logement(s) à usage d'habitation sur l'espace "Gérer mes biens immobiliers" du site des impôts.

Lever l'option pour le régime Réel Simplifié

Dans le cas où vous débutez votre activité LMNP au régime Réel Simplifié, le fait d’avoir coché le régime Réel Simplifié lors de votre immatriculation, suffit normalement à vous enregistrer sous ce régime. Il n’est donc pas nécessaire de lever l’option. La levée d’option s’applique surtout aux loueurs meublés qui souhaitent passer d’un régime fiscal à un autre.

À noter :

Si vous déclariez vos revenus de location meublée au Micro Bic et que vous souhaitez passer au régime Réel Simplifié par la suite, vous devrez lever l’option pour ce régime au plus tard avant la date de déclaration de vos revenus de l'année fiscale concernée. La levée d’option est possible à faire en ligne depuis votre espace professionnel sur le site impot.gouv

 

Comment déterminer votre date de début d'activité de loueur en meublé ?

Il est essentiel de bien déterminer la date de votre début d'activité de location meublée lorsque vous déclarez vos revenus meublés au régime du réel simplifié.

Dans le cas d'un bien meublé acquis dans l'année

La date de début d'activité de votre location meublée non professionnelle correspond à la date d'acquisition du bien ou la date de la première dépense de l'année. Ainsi, les frais de notaire, les travaux éventuels et achats de mobiliers réalisés avant l'entrée du premier locataire pourront bien être déduits. 

Attention : il ne faut pas avoir habité dans le logement pendant cette période et qu'il soit destiné à la location meublée.

Dans le cas d'un bien déjà loué meublé ou déjà dans votre patrimoine

Il s’agit là ni d’un achat, ni de travaux à déclarer sur le bien. La date de début d'activité correspondra à la date à laquelle le bien est mis en location

Par exemple : Vous signez un bail de location le 10 mai pour un bien dont l’annonce de location a été publiée le 9 avril pour une location possible à compter du 17 avril. La date de mise en location meublée sera du 17 avril.

Cette date de début d'activité est importante car elle correspond à la date des premières dépenses qui pourront être déduites, dans le cadre  de la déclaration LMNP ou LMP au régime réel simplifié.

 

Dans quel logement investir en LMNP ?

Avant d'investir dans une location meublée, il faut réfléchir stratégiquement aux points suivants :

  • Penser à la cible de locataires en fonction de là où est situé le bien (étudiants, professionnels en déplacement, etc.),
  • Évaluer la rentabilité de son investissement (loyers perçus, charges, frais de gestion, etc.)

Les appartements meublés sont très recherchés par les étudiants mais également par les actifs en mission professionnelle. Dans les grandes agglomérations, les studios et les deux pièces trouveront donc très facilement preneur.

Dans les zones touristiques, ils sont également de plus en plus recherchés mais pas forcément toute l’année. La vacance locative peut avoir un impact non négligeable du point de vue de la rentabilité !

 

Pourquoi investir dans le LMNP ancien ?

Le LMNP ancien concerne les logements meublés indépendants (par exemple un appartement dans un immeuble en copropriété ou une maison individuelle louée à des touristes) et en résidence-services (un studio dans une résidence-service pour étudiants, par exemple) déjà en exploitation.

L'investissement en logement meublé ancien a comme avantage principal le choix plus personnalisé de votre bien immobilier si vous optez pour un logement indépendant : vous pouvez choisir un bien localisé en centre-ville ou près d'une attraction touristique, avec un cachet particulier qui séduira une clientèle exigeante. S'il y a des travaux de réhabilitation ou d'aménagement à effectuer, vous pourrez les déduire en choisissant le LMNP au réel simplifié et ainsi réduire vos impôts de location meublée.

Dans le cas où vous décidez de vous orienter vers un bien ancien en résidence-services, sachez que vous aurez l'avantage d'avoir du recul sur la rentabilité réelle et les contraintes de gestion du logement, qui aura déjà été loué auparavant.

Quel bail meublé choisir ?

Il existe plusieurs types de contrats locatifs parmi lesquelles l'investisseur pourra faire un choix en fonction de ses besoins :

Location meublée longue

Ce choix concernera une résidence principale et s’inscrira dans le cadre d’une location dont la durée sera au minimum de 12 mois. Pour des étudiants, le bail sera quant à lui d’une durée de 9 mois. Il faudra veiller à anticiper la vacance locative pour ne pas fausser votre taux de rentabilité.

Location saisonnière 

Il existe également un autre type de bail dit de "mobilité", dont la durée est obligatoirement comprise entre 1 et 10 mois.

Si le bien immobilier est situé dans une zone touristique ou une grande ville, il peut être intéressant de le louer pour de courtes périodes (quelques jours à quelques semaines) à des touristes ou à des voyageurs d'affaires. Les investisseurs locatifs en LMNP peuvent opter pour :

  • Un meublé de tourisme ( commercialisé sur Airbnb, Booking...),
  • Un gîte rural,
  • Une chambre d'hôte.

Vous avez à présent toutes les clés en main pour créer votre LMNP et pour bénéficier de tous les avantages fiscaux que ce statut vous permet dans le cadre de votre activité d’investisseur locatif. 

Tomappart vous accompagne pour la gestion locative et comptable de vos locations en LMNP pour vous permettre de louer vos biens en toute sérénité.

N’hésitez pas à essayer notre formule gratuite pour avoir un aperçu de toutes les fonctionnalités que propose l’outil Tomappart pour une gestion autonome simplifiée.